‹ James ThomsonChapitre 165 sur 294 · EC RE RATER · texte numérisé non relu

EC RE RATER

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ou, dans le même chant, cette idée reprise par Thomson aux poètes de la Renaissance qui n’en avaient que trop usé :

. gonfle la brise De soupirs incessants, ctle ruisseau de larmes ?,

ou telle métaphore qui se poursuit à travers dix vers avec une insistance excessive : Palémon voit dans la jeune Lavinia la seule fleur survivante de la racine qui jadis nourrissait sa fortune ; il énumère les influences atmosphériques sous lesquelles cette fleur s’est développée; il veut la transplanter dans un sol plus généreux et en faire l’orgueil de son jardin *.

L'esprit et la fantaisie n’ont donc apporté à notre poète qu’une inspiration intermittente et non pas toujours propice. Son poème renferme un épisode franchement humoristique. C’est la scène du repas des chasseurs dans | € Automne ». Il y a là une description d’un naturel et d’une gaîté parfaits. Le

‘ton est bien celui du poème héroï-comique. L’emphase en est

d’une drôlerie amusante. Rien n’est oublié des traits qui peuvent rendre la scène plus vivante et plus bruyante. Nous entendons les récits merveilleux et les vantardises audacieuses autour de la table chargée d’un rôti monstrueux, et les jeux retentissants, et la galanterie éléphantine des buveurs qui arrêtent au passage la fille d’auberge peu farouche, et les explosions de gaité des convives déjà gagnés par l'ivresse, auxquelles les chiens répondent du chenil. La scène finale nous montre, sous la table, au milieu des verres et des pipes brisés,

les victimes de cette lutte héroïque, tous vaincus, € sauf

« quelque pasteur à la panse énorme, qui, s’éloignant de ses « ouailles prosternées, rentre chez lui et gémit de la faiblesse « de ce temps * ».

1. Spring, 1030, 1031. — 2. Autumn, 274-281. — 3. Ibid., 492-569.

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