‹ James ThomsonChapitre 176 sur 294 · Spring, 511-580. Pope avait dit de même · texte numérisé non relu

Spring, 511-580. Pope avait dit de même

« Shall I deduce my rhymes From the dire nation in its early times? »

2. Spring, 130. — 3. Ibid, 141. — 4. Summer, 46, — 5. Winter, 166. — 6. Summer, 619. — 7. Spring, 186. — 8. Summer, 386. 9. « To hold a generous undiminished state. ».

(Autumn, 902.) 10. Winter, 1

aile « And fierce Aquarius stains the inverted year. » ° (Winter, 43.) C’est un mot traduit d'Horace et plus d’une fois reproduit par d’autres poètes anglais :

« Simul Inversum contristat Aquarius annum. » (« Satire I », v. 36.) Dryden l’avait imité ainsi :

« And winter storms invert the year. »

(4 Song to a Fair Young Lady going out of Town in the Spring.) Et Cowper dira encore :

« Où! Winter! ruler of the inverted year. »

12. Winter, 311. Le mot se retrouve avec la même valeur dans la pièce To the Memory of Lord Talbot, v. 296.

43. Winter, 1029. — 14. Spring, 649. — 15. Summer, 43. — 16. Ibid. 91.

pour «une obscurité qui cache les objets »; « collected ! » pour accumulé; € amusive ? », « qui se joue au hasard, sans direction »; « disastered * », « malheureux, soumis à l'influence d'astres défavorables »; « unequal times ‘ », € un temps qui n’est plus digne des héros dont il s’agit »; € luculent 5 » pour « translucide »; « Ceres void of pain © », pour € des moissons recueillies sans labeur »; € tempest ? » employé comme verbe; &inform * » au sens de « animer », etc.

C’en est assez pour montrer quel est le défaut de la plupart de ces néologismes. Ils ne sont pas de ces mots «que l’on transplante dans ses pages avec la terre adhérant encore aux racines ; de ces mots si vrais, si frais et si naturels, qu’ils semblent s’épanouir comme les bourgeons à l'approche du printemps ». Et cependant cet effort pour étendre, enrichir et renouveler le vocabulaire de l’anglais par des emprunts faits au latin, il serait absurde de le condamner de parti-pris. Si Thomson y a porté quelque abus, il y a parfois rencontré plein succès. Tous les poêles anglais ont aussi puisé à cette source quand ils ont voulu donner à leur langue la majesté et la tenue qui conviennent à l’expression de pensées hautes et nobles. C’est le cas, pour citer un petit nombre d'exemples, de Milton 10, d'Élizabeth Browning ‘!, et même de ce Wordsworth qui voulait exclure

1. Summer, 143-460. — 2. Ibid., 1660. — 3. Winter, 219. — 4. Ibid., 472. — 5, Winter, 110. — 6. Ibid., 863.

7. « Tempest the loosened brine » (Winter, 1015). C'est une imitation de Milton : « Tempest the Ocean ». (Paradise Lost, Bk. VII, 412.) 8. Summer, 143, 460. Wordsworth s'est-il souvenu de cet usage du verbe?

« How the immortal soul with god-like power

Informs, creates.... »

(The Prelude, Bk IV.)

9. « He would be a poet... who nailed words to their primitive senses,..* transplanted them to his page with earth adhering to their roots; whose words were so true and fresh and natural, that they would appear to expand like the buds at the approach of Spring... » (HENRY THOREAU, Essays. Walking.)

40. Comment songer à citer des exemples? Tout le style du « Paradis Perdu » est imprégné de latin. Rappelons plutôt quel usage Shakespeare sait faire de néologismes latins :

« ….No, this my hand will rather The mullitudinous seas incarnadine. »

: (Macbeth, acte IL, sc. 11, 61, 62.)

LE « …. What 1 do

I do volitient, not obedient. »

(A Drama of Exile, p. 19.)

du vers des poètes tout ce qui n’appartient pas à la langue la plus familière ".

Les innovations de Thomson dans l'emploi des termes d’origine saxonne sont beaucoup plus rares. Dans ces libertés prises avec la langue, le poète ne fait d’ailleurs le plus souvent que suivre un exemple donné par Milton, le maître dont l’influence profonde apparait partout dans les « Saisons ». Si Thomson emploie le mot « frolic » comme adjectif : « the shapes of frolic fancy ? », Milton avait dit avant lui « Ripe and frolic of his full grown age * ». — « Freaked ‘ », du même chant, est un mot fort rare, mais Milton en avait fait usage *. — «Uncouthf » pour « inaccoutumé » rend au terme son sens naturel dont s’écarte un peu l’acception moderne.

Il semble bien que le mot « green » employé comme verbe appartienne en propre à Thomson. Il en est évidemment très satisfait et l’emploie au moins trois fois’.

Relevons enfin, pour terminer ces observations sur le vocabulaire du poète, combien y sont rares les traces d’une origine écossaise. L'œuvre a été revue tant de fois que presque toutes

« ....S0-We Sprang very beauteous from the creant word. » (4 Drama of Exile, p. 40.) « For this loss it did prefigure. »

(The Lost Bower, p. 231.) Et d’autres passages.

A. Voici quelques exemples empruntés à un seul ouvrage du grand oète :

k «….When the morning forms Of Nature were collaterally attached To every scheme of holiday delight. »

(The Prelude, Bk. I.) «.…. In this time Of dereliction and dismay. »

(Ibid., Bk. IT, p. 368.) « Trinity's loquacious clock. »

(Ibid., Bk. IT.) «.….Immense 1s the recess, the circumambient world Magnificent. »

(1bid., Bk. VIIT, p. 395.)

Dans une petite pièce qui compte parmi les plus simples de son œuvre, on trouve « an incommunicable sleep », et l’adjectif, au sens de « avec lequel on ne peut entrer en communication », est placé par le poète dans la bouche d’une pauvre femme du Cumberland. (The Afftiction of Margaret in Poems founded on the Affections.)

2. Winter, 611, 612. — 3. Comus, 59. — 4. Winter, 814. — 5. Lycidass 144. — 6. Summer, 1070, — . Spring, 320; Autumn, 664, 1160.

ces marques de provincialisme en ont été effacées, alors que les pièces de jeunesse, qui nous ont été transmises intactes, renferment, nous le verrons, un grand nombre de scotticismes. Ceux qui ont survécu aux remaniements successifs des « Saisons » sont en bien petit nombre.

« And shook to notes Of native music, the respondent dance ! »

est un peu étrange et obscur. Mr. Logie Robertson l’explique heureusement en le rapprochant de ce vers de Burns :

« l'U laugh, an’ sing, an’ shake my leg?. »

Le même éditeur nous fournit l'explication d’un passage embarrassant :

« A stronger glow sits on the lively cheek Of ruddy fire # »,

et nous apprend que dans les campagnes écossaises, les jambages de la cheminée s’appellent « the cheeks o’ the fire * ».

« In its mid career Arrests the bickering stream 5 »

nous présente un terme dont l’emploie moderne est différent de celui qu’en fait le poète. Le sens primitif indiqué par Skeat, « to keep pecking », et conservé en Ecosse semble bien subsister dans l’exemple de Thomson *.

1. Winter, 691, 8. — 2. Second Epistle to Lapraik. — 3. Winter, 109, 710. — 4. Clarendon Press edition, p. 384. — 5. Winter, 124, 125. 6. Comme aussi dans l'emploi qu’en fait Tennyson :

« (1) sparkle out among the fern

To bicker down a valley. »

(The Brook.)

« To bicker (dit le dictionnaire de Murray) expresses the noise occasioncd by successive strokes, or by any rapid motion. »

« Frae thatched eaves the icicles depend In glitt’ ring show, an’ the once bick’ ring stream, Imprison’d by the ice, low-growling, runs Below the crystal pavement. »

(Davinson’s Seasons, p. 156.)

Enfin Mr. Logie Robertson signale aussi un sens particulièrement écossais du mot « friends » employé pour « relatives » dans deux passages de |’ « Hiver ».

Thomson, pour nous résumer, apporte jusque dans le choix des mots de sa langue, l'indépendance aventureuse qui fait de lui une figure si originale dans la société littéraire anglaise du xvirre siècle. Chez les maîtres de ce temps le vocabulaire était comme à plaisir réduit, le néologisme était volontiers jugé téméraire et inutile, le goût semblait consister à chercher l'effet dans les combinaisons ingénieuses de mots très simples plutôt que dans la variété ou l'éclat des termes eux-mêmes. Thomson au contraire recherche les mots à effets, s’efforce d’étendre son clavier et de varier ses notes. Il lui paraît que jamais il ne versera dans son style assez de termes éclatants et colorés. Il prend au fond de la langue, aux œuvres des vieux maîtres et en particulier à Spenser leur riche vocabulaire germanique. Il emprunte à Milton un grand nombre de termes latins, et, à l'exemple du grand poête, il introduit lui-même complaisamment des mots tirés de la langue savante. Mais pour avoir manqué de mesure dans cette latinisation de son vocabulaire, il s’est exposé à ce qu’on méconnût tout ce qu’ila montré de richesse de bon aloi. Les termes trop souvent lourds et sans naturel qu’il façonne pour exprimer sa pensée ont, pour une part notable, contribué à donner à son style un caractère tendu, artificiel et parfois boursouflé.

La Grammaire des « Saisons ).

Incorrections; anacoluthes. — Les premières observations qu’appelle ce sujet, celles qui concernent le respect des lois de

Burns donne seulement au mot le sens de « courir ».

« Auld Ayr ran by before me, And bickered to the seas. »

(Dans la pièce qui commence par « Though cruel Fate should bid us part », in Commonplace Book, 1184.)

Voir aussi l'emploi de « bicker », « une courte course », dans Death and Dr. Hornbook. ». È

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