‹ James ThomsonChapitre 181 sur 294 · Winter · texte numérisé non relu

Winter

2. « One vast mind, inspired by Heaven, called from gothic darkness a people savage from remotest time, a huge neglected empire. » 3. Summer, 604. — 4, Ibid., 562, 563. — 5. Ibid., 59, 60. — 6. Spring, 424. — 7. Summer, 384,385. re

RTE

Quatre phrases successives de l’ « Automne » procèdent par exclamations sans verbes, sur ce modèle :

The radiant sun how gay !!

Ces constructions elliptiques deviennent facilement obscures :

AE AE Whose spotless swains ne’er knew Injurious deed; nor, blasted by the breath Of faithless love, their blooming daughters woe 2.

Archaismes. — Pronoms; adjectifs. — La tendance à faire emploi de formes presque abandonnées, mais conformes à l'ancien usage de la langue et des écrivains, cette tendance bien naturelle chez un disciple fervent de Spenser explique plusieurs des particularités qui frappent le lecteur des « Saisons ». Le poète conserve plus d’une fois au pronom personnel la valeur réfléchie qu’il avait jadis. Il n’est pas douteux que la forme moderne plus claire ne soit bien lourde pour la langue des vers. Nombre d’autres écrivains anglais après Thomson continueront à éviter les pronoms réfléchis :

And yellow load them with the luscious spoil 3. Who to the crowded cottage hies him fast 4, — Etc.

La forme archaïque « ve » est assez fréquemment employée par Thomson dans les apostrophes :

Re ee neue Ye, ashes wild ÿ!

Lend me your song, ye nightingales 6!

What is this mighty breath, ye curious, say 7.

Du reste la distinction entre les deux formes n’est pas absolue; le poète les emploie en même temps l'une et l’autre dans un même passage, tantôt avec valeur de vocatif et tantôt avec valeur de sujet :

RON TS but you, ye flocks, What have ye done? ye peaceful people, what, To merit death? you, who have given us milk 8?

1. Autumn, 1213-1217. — 2. Wänter, 884, 886. — 3. Spring, 514 — 4. Suminer, 1126. — 5. Ibid., 111. — 6. Spring, 515. — 7. Ibid., 848. — 8, Ibid., 357-259.

Nous pouvons encore signaler un archaïsme dans l’emploi très fréquent de l’adjectif avec valeur adverbiale. Sans doute il n’y a là rien que de conforme au génie de la langue. Bien que le purisme des grammairiens demande aujourd'hui qu’une

terminaison spéciale marque la différence entre l'adjectif et

l’adverbe, la langue populaire, en négligeant cette distinction, reste fidèle à l’usage du vieil anglais ‘. La langue du peuple est souvent aussi celle de la poésie; rien de plus légitime que l’emploi fait par Thomson de formes telles que :

Then, sliding soft, they drop ?.

Loud shrieks the soaring hern $.

’Tis by thy secret strong attractive force ‘. — Etc.

Maisil n’en est plus de même quand le poëte attribue une valeur adverbiale à des adjectifs français ou latins. Et ce sont ceux-là surtout qu'il se plaît à transformer ainsi. Il n’a pas senti que ces mots, sauf ceux qui se sont intimement fondus dans la langue, n’ont pas la plasticité des termes qui appartiennent au fond même de l’idiome national. Ils ne se prêtent pas toujours à ces transpositions de valeur que les mots germaniques subissent facilement. « Swift » prendra sans difficulté le sens de «swiftly ». Il ne s’en suit pas que son synonyme « instantaneous » puisse s’employer pour « instantaneously » :

The rapid radiance instantaneous strikes Th'illumined mountain *.

When o’er this world, by equinoctial rains Flooded immense, looks out the joyless sun 5.

Ardent crowd Britannia’s sons to hear her pleaded cause 7.

The central waters impetuous rush’d 8.

JPA DST ET and oft the swain On some impatient seizing, hurls them in®.

ne for every land their life Has flowed profuse 10,

4. Voir EaRLe, The Philology of the English Tongue, $S 431, 432.

2. Autumn, 551. — 3. Winter, 146. — 4. Summer, 97. — 5. Spring, 194, 192. — 6. Summer, 1026, 1027. — 7. Winter, 680. — S. Spring, 310. — 9. Summer, 319, 380. — 10. Autumn, 905, 906.

ER Pan GE the leaf Incessant rustles !.

What pity, Cobham, thou thy verdant files Of ordered trees shouldst here inglorious range ?.

Au moins, dans ces exemples, qu'il serait aisé de multiplier, Pemploi adverbial des adjectifs est-il facilité par cette circonstance que le mot pourrait à la rigueur être interprété comme une épithète. Mais quand cette atténuation vient à manquer, alors l'attribution arbitraire d’un sens adverbial à des adjectifs d’origine latine est presque toujours une pénible violence faite à la langue :

TR ‘lis copious blest 5, High-seen the Seasons lead, in sprightly dance Harmonious knit, the rosy-fingered Hours {.

They sportive wheel, or sailing down the stream Are snatched immediate by the quick-eyed trout 5. Gradual from these what numerous kinds descend 6. Tis raging noon; and vertical the sun Darts on the head direct his forceful rays T. SN TERRE those aromatic gales That inexhaustive flow continual round 8.

Lavish fed ®.

Toutes les pages du poème offrent des exemples de ces formes de langage dont l’abus communique au style de Thomson un caractère à la fois apprêté et monotone.

Les latinismes de syntaxe sont beaucoup moins nombreux qu’on ne le pourrait croire quand on songe à l’influence exercée sur le poète par le style de Milton. Nous devons signaler cependant des formes telles que :

Thy works... would...

ss CAMES Thee resound !°.

A. Autumn, 990, 991. — 2. Ibid., 1073, 1074. — 3. Spring, 338. — . Summer, 1242. — 5. Ibid., 252, 953. — 6. Ibid., 287. — 7. Ibid., 432, 433. — 8. Spring, 411, 4178.

9. Autumn, 498. — Il faudrait encore signaler, parmi les traces d’archaïsme, l'emploi d’une forme de participe passé aujourd’hui hors d’usage. Cest le mot « shook », pour « shaken ». Il se rencontre trois fois rien que dans « l’Automne » : 25, 330, 548.

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