‹ James ThomsonChapitre 188 sur 294 · Paradise Lost, Bk. IV · texte numérisé non relu

Paradise Lost, Bk. IV

4, « Orient, the Queen of Nights emits her dawn And throws unseen her mantle o’er the Jawn. » A (The Wanderer, canto II, 43, 44.)

dyhunaiés)

Pr

Acné hab

patuit » —, mais nous voulons qu’en même temps Le poète conserve devant les yeux de notre imagination les apparences réelles du spectacle qu’il décrit. Aucun portrait de reine ou de déesse ne saurait égaler les splendeurs d’une nuit d'été.

A un degré plus modeste, les allégories consacrées par Thomson aux quatre Saisons, ont aussi ce mérite de con- server l'équilibre qui convient entre la vérité de la nature et la convention d'une représentation symbolique. Une fois seulement il prolonge et précise la personnification.

«Sur son trône, dans un palais de glace azurée, c'est ici que « l’Hiver tient sa triste cour; et, dans les vastes salles s'entend € toujours le tumulte bruyant des tempêtes furieuses. C’est là « que le tyran farouche prépare ses fureurs: qu’il arme ses « vents du gel irrésistible, qu’il façonne la grêle cruelle, et qu'il «amoncelle les neiges dont il accable maintenant la moitié du {globe ‘. » L'image est vigoureuse et l'assimilation suivie avec rigueur. Mais ce monarque ennuyé et farouche, dans son arsenal de grêles et de neiges, ne nous donne pas la vraie poésie de l’hiver. Nous la trouverons bien plutôt dans les vers où le poète à peint la nature accablée sous l'influence du froid et des tempêtes, et revêtue d’une tristesse ou d’une horreur qui ont encore leur beauté.

Enfin, au-dessous des allégories soutenues, au-dessous aussi des personnifications incomplètes dont nous venons de parler, il est des formes de description où une comparaison avec un

-être vivant est à peine suggérée. L'objet est peint avec son caractère véritable, mais dans l’image intervient un mot qui exprime l’état ou l’action d’un être humain. Ces personnifications embryonnaires sont vraiment la langue courante de la poésie. Elles naissent spontanément sous la plume des grands écrivains. Elles sont la forme que prend naturellement le langage sous l'influence d’une vive émotion. Elles ont puissam-

- ment le don de nous communiquer l'impression ressentie par le poète. Dans ioutes les littératures les maîtres les ont prodiguées. Elles forment quelques-uns des traits les plus souvent cités des œuvres les plus célèbres. — Lorsque dans un immortel duo d'amour un personnage de Shakespeare dit : « Combien doucement la lumière de la lune dort sur ce

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