Spring, 326, 321, — 2. Ibid
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LES & SAISONS ». — LA PROSODIE. 475 The mountain thunders, and its sturdy sons Stoop !.
With stars swift-gliding, sweep along the sky ?.
Dans une seule page du même chant nous relevons ces trois vers où l’s siffle comme le vent d'hiver dans les branches flétries :
Strikes his sad eye, but deserts lost in snow à.
Fair ermines spotless as the snows they press #.
Slow-paced, and sourer as the storms increase ÿ.
Assurément c’est là, de beaucoup, la consonne que le poète prodigue le plus, sans conscience de l'effet désagréable que produit cette répétition abusive. Mais à un moindre degré, d’autres sons pourraient donner lieu à une observation analogue. Les exemples ne manquent pas dans le poème de vers tels que ceux-ci :
Their reindeer form their riches 6.
Through buds and bark into the blackened core 7. Behold, yon breathing prospect bids the Muse 8
Where the breeze blows from yon extended field Of blossom ’d beans. Arabia cannot boast ?..….
nr bn oo COTES bids his driving sleets Deform the day delightless 10.
Enfin il arrive quelquefois à cet habile et soigneux écrivain de laisser échapper des vers d’une singulière durété, comme celui-ci où ne se rencontrent pas moins de dix sons de dentales : :
Joyless and dead a wide dejected waste !!.
Dans certains cas au contraire la répétition du même son initial produit un effet heureux. Thomson semble avoir
1. Winter, 176. — 2. Ibid., 195. — 3. Ibid., 802. — 4. Ibid., 812. 5. Ibid., 830. — 6. Ibid., 851. — 7. Spring, 122. — 8. Ibid., 466. — 9. Ibid., 498, 499. — 10. 1bid., 20, 21.
41. Spring, 118. — C’est deux de plus que dans ce vers de Voltaire, sans doute le plus riche en dentales dé notre poésie :
« Toutart l’est étranger, combattre est ton partage. » (Brutus, acte I, sc. 11.)
recherché l’agrément de cette impression toute physique dans les premiers chants de son poème plus que dans les derniers. Les exemples d’allitération purement musicale sont plus nombreux dans l’ « Hiver » et dans |’ « Été » que dans le « Printemps » et l’ « Automne. » Le son de la lettre f lui plaît particulièrement et il recherche les groupements de mots qui le font entendre.
Demand their fated food. The fearful flocks 1.
Still fondly forming in the farthest verge ?.
From stifled Cairo’s filth and fetid fields 3.
To the fair forms of Fancy's fleeting train #.
The theft profane if aught profane in love >. Recovering, swift she flew to find those robes 5. And on the flood the dancing feather floats 7.
And in loose fragments fling them floating round $.
At first thin-wavering; till at last the flakes Fall broad and wide and fast, dimming the day With a continuous fall. The cherished fields °... Nor can the bull his awful front defend 1°.
The gaming fury falls; and in one gulf Friends, families and fortune headlong sink #1. For sight too fine, the ethereal nitre flies 22.
Mais au total, on peut dire que, sauf cette prédilection remarquable pour le son de l’f, Thomson recherche peu l'effet purement sensible de ces répétitions. Il n’est pas de ces écrivains qui, comme Holophernes, y voient « une preuve de facilité ‘?. » |
L’allitération peut avoir un rôle plus utile. Elle permet d'atteindre les mots importants du vers, et, en quelque point qu'ils se trouvent placés, de les éclairer d’un rayon brillant. Cest un effet dont tous les grands poètes fourniraient des
1. Summer, 928. — 2. Ibid, 944. — 3. Ibid., 1056. — 4. Ibid. — 5. Ibid. 1336. — 6. Ibid., 1350. — 7. Wänter, 131. — 8. Ibid., 114. — 9. Ibid. 230-232. — 10. Ibid., 400. — 11. Ibid., 635-631. — 42. Ibid. 694.
13. «I will something affect the letter, for it argues facilitie ». (Love’s Labour’s Lost, acte IV, se. n1, 55.)
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exemples, et qui se rencontre très souvent dans les proverbes populaires !. Il est obtenu par Thomson dans des passages tels que les suivants :
2 ES Ci Dr nt when Nature all
Is blooming and benevolent — like thee ?.
TP Ronan fatal to the frosty tribe 3.
D bursts his blind way #. TRES etes ar ee the passions all
Have burst their bounds 5.
Or in dead silence wastes the weeping hours f. Wide dashed the waves 7, etc.
Re the fluttering wing And shriller sound declare extreme distress $.
Mais ces notes sont assez rares chez notre poète. Il est permis de le regretter: On aimerait à voir plus souvent, dans ses amples et majestueuses périodes, les mots essentiels se détacher vivement et faire entendre la sonorité musicale de l’allitération. Il est vrai que ce regret porterait sur le fond même et sur le caractère esssentiel du style de Thomson. Ce style vaut surtout par l’ensemble de la phrase. Le mot importe moins pour sa qualité propre que pour ce qu'il ajoute à l’effet total d’une période. Quand le poète veut donner à quelques termes une valeur exceptionnelle, il a recours à ces constructions anormales que nous avons étudiées et qui isolent énergiquement certains mots soit au début, soit à la fin de la phrase. Mais si Thomson n’emploie guère l’allitération pour détacher de l’ensemble quelques mots lumineux, il lui demande souvent l'effet tout opposé qu’elle peut aussi fournir. Appliquée à des termes importants qui sont séparés les uns des autres, elle les oppose entre eux et au reste de la phrase; elle les rend plus brillants et plus expressifs. Mais si elle porte sur des termes qui se suivent et qu’unisse dans la phrase un rapport étroit, elle les fond en un groupe compact, peut sans
1. Par exemple celui que cite sir Nathaniel dans la scène où Holophernes déploie son talent pour l’allitération : « Many can brook the weather, that love not the wind. » (Love’s Labour’s Lost, acte IV, sc. 11, 34.) 2. Spring, 9, 10. — 3. Ibid., 131. — 4. Ibid., 227. — 5. 1bid.,.211, 218: — 6. Ibid., 295. — 7. Ibid., 313. — 8. Summer, 278, 279.
doute détacher ce groupe dans l’ensemble de la phrase, mais tend à diminuer la valeur de chacun des termes pris à part. C’est bien l'effet des nombreux exemples où le poëte associe par une même consonne initiale l’épithète et le substantif. La première partie du « Printemps » nous donnerait ces exemples :
«Bright Bull », 27; « vivid verdure », 87; « gay green », 82 ; «bent bush »,104; «boundless blush », 109; « baleful blast », 116; « sacred sons », 124; « plumy people », 164; .« busy bill », « 134; fancy fired », 182; « rapid radiance », 191; « silent search », 225; « secret stores », 234; « horrid heart », 264; « perfect peace », 266; « winding wiles », 302; « highpiled hills », 312; « social sweetness »,321; « drooping days », 333; « fair form », 353; « peaceful people », 358; « high heaven », 373; « wisest will », 374; « pure perfection », 385; « bleeding breast », 390; « harsh pain and horror », 392; « woodlands warbling », 399; « shelving shore », 414; «listless languor », 444; «fresh-blooming flowers », 491; « blossomed beans », 499; « unbounded beauty », 506; « blushing borders bright », 526; « fabled fountain », 549; « wintry winds », 568; « varied verse », 377; « bush bending », 594, 5; « coy quiristers », 995; « melancholy murmur », 612, etc.
A ces quarante exemples pourraient être ajoutés ceux qui réunissent un verbe et l’adverbe qui s’y rapporte : « scarce staining », 147; « successive stole », 249; « soft sighed », 267; « sound slept », 326; « dwindled down », 333; « poured out profusely », 586, etc.
L'influence particulière de l’allitération dans ces réunions de termes peut, selon les cas, varier de degré. Un des exemples les plus frappants de l’atténuation de valeur de chacun des mots dans le groupement ainsi obtenu est fourni par le vers célèbre de Campbell :
Like angels’ visits few and far between t.
Cest là, on le sait, une altération peu logique d’un vers de Blair :
Er EN EAN in visits, Like those of angels, short and far between ?.
1, The Pleasures of Hope, part II.
2. The Grave. — L'idée première paraît, dit l’'« Encyclopédie littéraire » de Chambers, appartenir à John Norris :
bts PRE AN qe SE
« Short » avait un sens, et « few » n’en a pas. Mais ce dernier mot fait allitération. L’oreille y trouve son compte et les termes « few and far » sont si bien unis dans le vers que l'esprit se contente du sens total qu'ils fournissent. Voilà en prenant un exemple extrême, la raison d’être et l’effet de cet accouplement si fréquent chez Thomson de termes qu’unit un rapport de sens et que l’allitération vient rapprocher plus étroitement.
Enfin nous avons dit que la répétition, dans plusieurs mots,
d’un même son initial a parfois un autre objet encore. Non
seulement elle flatte l'oreille d’une impression agréable, mais elle peut accompagner le sens d’une notation sonore appropriée. Cet accompagnement musical peut figurer directement un son qu’il s’agit de décrire; c’est la pure onomatopée. Il peut aussi, en raison de cette sympathie qui existe entre certains sons et certaines modifications de notre sensibilité, contribuer à rendre plus vive la peinture que le poète veut placer devant nos yeux.
Nous avons signalé l’abus que fait Thomson des consonnes sifflantes. Il est clair que la critique ne s’adresserait pas à un vers comme celui où le poète nous fait entendre le sifflement du vent précurseur de l’orage :
Sighs the sad genius of the coming storm !.
La réunion de plusieurs mots commençant par une même labiale est d’un effet peu agréable dans des exemples tels que « before whose baleful blast ? »; mais elle concourt heureusement à l'impression que veut produire le poète dans ces vers où il décrit les efforts des élans qui luttent contre la neige et brament lamentablement :
As weak against the mountain heaps they push Their beating breast in vain, and piteous bray 3.
Ces effets d'harmonie imitative, sans être rares dans les « Saisons » n’y sont pas prodigués avec l'affectation qui, chez certains écrivains, les rend insupportables et fait de la poésie un
« How fading are the joys we dote upon!
Like angel visits short and bright. »