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LES « SAISONS ». — CONCLUSION

Enfin on pourrait citer dans le poème plus d’un exemple d’onomatopée qui n’emprunte pas le concours de l’allitération :

Follows the loosened aggravated roar.

Enlarging, deepening, mingling, peal on peal Crushed horrible, convulsing heaven and earth 1. They flounce and tumble in unwieldy joy ?.

While from their labouring breasts a hollow moan Procceding runs low-bellowing round the hills 5.

Mais il y a une harmonie plus subtile que celle qui reproduit ou suggère directement certains sons. C’est celle qui, par la résonance générale du langage et par le rythme de la phrase, produit l'effet musical propre à ajouter une force et une beauté nouvelles à la pensée du poète. Nous touchons ici à l’un des dons intimes, à l’un des pouvoirs les plus difficiles à analyser du génie poétique. Les « Saisons » nous offrent d’un bout à l’autre d’admirables exemples de cet accord étroit entre la nature des scènes décrites et la couleur musicale de la langue. Il n’y a guère lieu de citer des exemples. Tout le poème révèle ce sentiment profond d’une harmonie entre les sons de la phrase poétique et le tableau ou l’émotion que la langue traduit ‘. Mr. Bain à raison de citer le poème de Thomson, entre certaines scènes du « Paradis Perdu » et cette petite merveille de poésie descriptive : « Les Mangeurs de Lotus » de Tennyson, comme exemple d’un accord parfait entre le sens et la musique des mots *.

Conclusion. — Arrivés au terme de cette étude des « Saisons » il convient que nous en résumions les principales conclusions

Thomson est bien, grâce à son premier poème, le restaurateur dans la littérature anglaise du sentiment de la nature. Au milieu d’une école aux tendances tout opposées, rompant audacieusement avec une esthétique consacrée, s’élevant d’un essor puissant au-dessus des vagues aspirations de quelques-

4. Summer, 1141-1143. — 2, Spring, 823. — 3. Summer, 504, 505.

4. Mr. Bain cependant cite particulièrement les quatre vers du « Printemps ». Nous les avons notés déjà pour en relever la valeur expressive (p. 349).

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