Vers 198-207. — 2, Vers
varié et soutenu, par l'éclat et l'harmonie du langage, cette prosopopée n’est pas indigne des passages lyriques les plus heureux des € Saisons ».
À Poem to the Memory of Mr. Congreve.
Il nous reste enfin à parler d’une pièce, « À la mémoire de Congreve », que les éditions modernes attribuent à Thomson. Elle à été publiée pour la première fois en 1729, et fut réimprimée en 1843 pour la « Percy Society » par Peter Cunningham. Elle lui avait été signalée comme devant être de Thomson par H. F. Cary, le traducteur de Dante.
On serait heureux de pouvoir confirmer cette attribution. Le poème en lui-même fait honneur à son auteur. Il serait d'autre part intéressant de noter ce dernier bonheur de l’écrivain privilégié dont les débuts avaient été célébrés par Dryden, à qui Pope avait dédié son Iliade, que Voltaire était venu saluer comme l’homme de lettres le plus illustre de son pays, et à qui un autre grand poète aurait dit, quelques jours après sa mort, l’adieu suprême. Mais il faut bien convenir que les raisons alléguées pour attacher le nom de Thomson à cette production ne sont guère probantes. Mr. P. Cunningham adopte la supposition de Cary, en raison de sa vraisemblance intrinsèque, et il la confirme par deux observations de fait. À la fin du petit volume que forment ces cent cinquante vers, l’éditeur donne une liste d'ouvrages par lui publiés. On y voit figurer Winter, Summer, À Poem on the Death of Sir Isaac Newton, et Britannia. — Cet éditeur, Millan, était alors, dit Cunningham, l’éditeur de Thomson. — La première constatation est peu significative. La seconde repose sur une erreur matérielle. Millan n’était plus l'éditeur de Thomson en 17929. Spring, paru en 1798, était publié par Millar !, et Britannia (janvier 1729) par Warner. — C'est donc uniquement dans une étude des caractères de l’œuvre qu’il faut chercher les éléments d’une opinion sur ce point d'histoire littéraire.