‹ James ThomsonChapitre 217 sur 294 · PSP · texte numérisé non relu

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Il serait très vraisemblable que Thomson eût fait pour Congreve ce qu'il avait fait avec succès deux ans auparavant pour Newton. On pourrait en outre, dans ce poème écrit en vers blancs, relever certains tours qui sont bien dans la manière de Thomson :

The greatly good, those universal minds!, ou un début de paragraphe tel que celui-ci :

But slighting these ignoble names, the muse Pursues her favorite son, and sees him now, From this dim spot enlarged, triumphant soar, Beyond the walk of Time to better worlds, Where all is new, all wondrous, and all blest! ?

On pourrait aussi remarquer, comme chez Thomson, des réminiscences d’expressions toutes miltoniennes *. On pourrait même signaler certain passage où il semble que l’on retrouve quelque chose des opinions très particulières de Thomson sur la pluralité des mondes et sur les migrations des âmes. s

PERS à The unerring Hand...

That planted in the soul this powerful hope,

This infinite ambition of new life, And endless joys, still rising, ever new ‘.

Mais ces ressemblances avec les œuvres authentiques sont vagues et sont très peu nombreuses. Et d’autre part les objections abondent à la thèse de Cary et de P. Cunningham. Le style du morceau, net et ferme et de bonne qualité, n’a rien de cet éclat que, même au prix d’un peu d’emphase et de tension, la langue de Thomson à cette époque nous montre toujours. La période n’y prend que rarement le développement ample et sonore qui caractérise la phrase des « Saisons ». Mais au contraire les vers secs, antithétiques, directement imités de Pope, ces vers si rares dans la langue de Thomson, sont ici relativement nombreux.

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