‹ James ThomsonChapitre 232 sur 294 · AXE · texte numérisé non relu

AXE

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ont allégé le plan de toute l’affabulation compliquée de Thomson. Ils y ont apporté, Goldsmith une plus sobre et plus élégante simplicité de langage, Byron plus de variété, plus d’éloquence et plus de passion. Mais c’est le plan général de l'œuvre de notre poète que tous deux reproduisent, et dans les détails de l’exécution, dans la langue même qu'ils écrivent, on retrouve fréquemment le souvenir de ce poème que Johnson ne pouvait pas lire. Pour nous borner à un petit nombre d'exemples, le vers du € Voyageur » où Goldsmith caractérise la France :

Gay sprightly land of mirth and social ease, reproduit sous une forme plus vive un vers de « La Liberté » : The land where social pleasure loves to dwell 1.

Goldsmith a noté la hardiesse du paysan suisse qui dispute aux neiges et aux précipices la maigre terre de ses cultures :

Or drives his venturous phoughshare to the steep, mais Thomson avait fait la remarque avant lui : And press their culture on retiring snows ?.

Et tout le passage où le voyageur dépeint et juge le peuple suisse est manifestement imité du passage correspondant de « La Liberté * ».

Dans le long poème de Byron les rapprochements à faire sont nombreux. On connaît les vers où est décrit le bal de Bruxelles si tragiquement interrompu par le canon de Napoléon ‘. Ne semble-t-il pas qu’ils nous fassent entendre un écho de ces vers de Thomson :

And love and musie melt their souls away. ÿ

conception du-plan du « Voyageur », rappelle cerlain passage de la correspondance de Thomson où ce plan est lracé, et prouve que Goldsmith n’a pu connaître celte lettre. Le biographe à seulement oublié que Thomson a lui-même réalisé son projet, dans un poème que Goldsmith a connu. Mr. Forster est un de ces historiens de la littérature anglaise qui

n’ont pas lu « La Liberté ». (Forsrers Goldsmilh, Bk. III. chap. x.)

1. V, 418. — 2. IV, 338. — 3. IV, 335-343. — 4. Childe-Harold's Pilgrimage, WI, xxt, xx. — 5. Liberty, X, 192,

While sport alone their unambitious hearts Possessed, the sudden trumpet sounding hoarse Bade silence o’er the bright assembly reign 1?

Les morceaux célèbres où Byron passe en revue les éhefsd'œuvre de la sculpture grecque sont un souvenir de passages analogues de « La Liberté ». Nous nous contenterons d'indiquer les ressemblances les plus frappantes :

MheGladiaton tp

Supported on his shortened arm he leans, Prone, agonizing; with incumbent fate, Heavy declines his head; yet dark beneath The suffering feature sullen vengeance lours, Shame, indignation, unaccomplished rage ?.

The Queen of Love arose, as from the deep

She sprung in all the melting pomp of charms. Bashfulishe Dends##27#20e

So turned each limb, so swelled with softening art *

Thomson est frappé, dans le Laocoon, de ce triomphe de l’art qui enlève à l’image de la souffrance son horreur, et lui communique la dignité du beau.

RARES Such passion here, Such agonies, such bitterness of pain,

A. Liberty, IT, 266-268.

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