‹ James ThomsonChapitre 265 sur 294 · RS · texte numérisé non relu

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où les arts leur procurent des joies sans fatigue, où l'air même apporte une influence de langueur délicieuse avec les murmures du vent, les sons de la harpe éolienne, et la claire chanson des eaux vives et des cascades !.

Le poète se range au nombre des mortels qui ont connu les plaisirs du Château, et ce sommeil auquel Morphée réserve ses songes les plus agréables ?. Il s’est amusé lui aussi du spectable offert dans le jardin par le globe magique, le miroir de vanité. Il y a vu l’incessante et stérile agitation des hommes et la frivolité de leurs buts : amour du lucre, science, littérature, vie mondaine, politique et ces luttes de nations € que des rois très chrétiens » précipitent les unes contre les autres *. À côté de lui il fait place, parmi les adeptes du magicien, à plusieurs de ses amis : Paterson *, Armstrong, John Forbes, George Lyttelton (qui lui-même s’est chargé du portrait de Thomson et l’a tracé avec une fine et affectueuse raillerie °), enfin l’acteur Quin et Murdoch 5, le futur biographe de l’auteur. Murdoch est prêtre, et nombreux, dit malicieusement l’auteur, sont les gens de sa robe au Château d’Indolence. Nombreuse aussi la tribu des politiciens de cafés, et celle des mondaines frivoles dont l’activité même n’est qu’une autre forme de l’oisiveté 7.

Ce n’est pas, il en faut convenir, l’horreur et la répulsion qu’inspire le séjour ainsi décrit. Les dernières strophes du premier chant viennent fort à propos nous rappeler qu’il ne s’agit pas ici d’une apologie de la paresse. Toutes ces voluptés ne sont que perfide illusion. Dès qu'ils ont passé l’âge des charmes, les habitants de ce lieu de délices sont enfermés dans un cachot souterrain et livrés aux démons et aux sorcières de l'enfer. Armstrong, le médecin poète, s’est chargé de peindre

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