‹ James ThomsonChapitre 269 sur 294 · Canto T, str. LxIx · texte numérisé non relu

Canto T, str. LxIx

2. Nous retenons cet élément de l'analyse ingénieuse et pénétrante de M. Angellier. Et s’il n’est pas sûr que cette évocation des formes soit le trait capital de l’humour, il semble bien qu’en effet elle accompagne toujours les manifestations de cette forme d’esprit. (Voir À. ANGELLIER, Burns.)

dans le panorama uniforme et terne de la littérature de ce temps. Il marque un retour vers une forme que l’école classique ne goûtait pas et ne comprenait plus. Ces mêmes écrivains, qui voyaient seulement dans la nature un « assaisonnement » aux € plats » que fournit l'étude de l’homme t!, estimaient aussi que la langue du xvi‘ siècle était une pure curiosité archaïque. fs ne trouvaient dans les rythmes divers et riches auxquels s'étaient plu les maitres d'autrefois que d’oiseux enfantillages et des casse-tête compliqués ?. Mais Thomson qui, pour l’œuvre de sa jeunesse, avait eu la glorieuse originalité de croire que la description du monde pouvait être un des grands thèmes de la poésie, Thomson, dans l’œuvre de ses dernières années, professe qu’il est aussi une noblesse et une beauté de la forme. Il croit qu'indépendamment des idées exprimées, le poète fait œuvre d'artiste par la création ou par l'emploi des rythmes musicaux souples et variés, des vers harmonieux et chantants, des rimes sonores et ingénieuses. Il n’avait pas voulu, pour son grand poème, du distique de Pope parce qu’il y trouvait un moule trop étroit, et parce que son sujet pouvait se passer des agréments de la rime. Si, pour l’œuvre de poétique fantaisie à laquelle il consacre ses dernières années, il repousse encore le distique rimé, c’est que maintenant il le trouve trop sec, trop monotone, trop peu musical ?. Remontant, au delà de Milton qui avait inspiré le style des « Saisons », jusqu’à ce Spenser que Milton avait lui-

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