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5. Le comte de Buchan dit que le poète fut enterré dans l’église, audessous du point où furent ensuite établis les fonts baptismaux. 11 semble qu’il ait dû être exactement renseigné; cependant les indications que nous donnons nous ont été fournies directement par Mr. Procter, frère du révérend canon Procter, curé de Saint-Mary Magdalene.
6. « An Epitaph on the admirable Dramatic Poet, W. Shakespear. » 1630.
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Lyttelton et Mitchell s’occupèrent des soins de sa succession. Le 95 octobre 1748, ils étaient déclarés administrateurs au nom de Mary Craig ‘. La vente de la petite maison de Kew-Lane et de tout ce qu’elle contenait eut lieu le lundi 15 mai 1749, et rapporta quelques centaines de livres ?. Ils se crurent surtout
4. « Extracted from the Registry of the Prerogative Court of Canterbury. — October 1148. James Thompson (sic). On the twenty fifth day admôn of all and singular the goods, chattles and credits of James Thompson late of Richmond in the county of Surry batchelor deceased was granted to the Hon°* George Lyttleton (sic) Esq'° and Andrew Mitchell Esqr° the lawfull attorneys of Mary Craig formerly Thompson (wife of William Craig) the üral and lawfull sister and next of kin of the said deceased for the use and benefit of the said Mary Craig now residing at Edinburgh being first sworn duly to administer.
Charles Dyneley, etc. Deputy Registers. »
2. La vente de la maison et du mobilier, le produit des représentations et de la publication de « Coriolan » laissèrent aux deux sœurs du poète après paiement des dettes de la succession, une somme assez élevée. L’héritage était fort utile à l’une d’elles. Mr. Craig, le mari de Mary, fit de mauvaises affaires, et en vint à accepter l'humble situation de massier de la corporation des marchands d’Edimbourg.
Le catalogue de la vente des biens et effets de Thomson existe encore (voir Notes and Queries, 11 mars 1855 et février 1862). Les Culloden Papers en avaient donné d’intéressants extraits. Nous avons plus haut parlé de la bibliothèque et des gravures (voir p. 113). Le mobilier proprement dit était fort simple; le tout en est estimé à une valeur de 66 livres, 11 schellings. Parmi les objets énumérés figurent une épée à poignée d’argent et une épée de deuil. La cave contenait un certain nombre de bouteilles de bourgogne, de porto, de hock, de madère et de vin du Rhin, de la bière d’Edimbourg et de Dunbar. Il n’est pas fait mention de spiritueux.
John Forbes acheta le « Shakespeare » de Theobald,l’« Histoire » de Raleigh, l « Oceana » de Harrington, et d’autres ouvrages qui sont restés dans la bibliothèque de Culloden House. Les gravures et les dessins furent acquis par Mr. Gray, un marchand de comestibles, dit Robertson, mais plus probablement le Mr. Gray qui devint recteur de Marischal College Aberdeen. Quant à la maison, elle fut achetée par Mr. George Ross, un ami du poète, qui devint plus tard membre du Parlement. Elle appartint ensuite à Mrs. Boscawen, veuve de l'amiral, qui, fervente admiratrice de Thomson, s’efforca de conserver son souvenir dans la maison où il avait vécu. Elle restaura, dans uve partie retirée du jardin, le pavillon où Thomson avait aimé à rêver ou à écrire. Elle en orna les murs de tablettes et d’inscriptions appropriées; elle y dressa un buste du poète avec cette inscription :
Here Thomson sung The Seasons, and their change.
Dans ce kiosque elie plaça la petite table sur laquelle le poète avait
des devoirs envers la gloire de leur ami, et firent le nécessaire pour assurer la représentation de la tragédie qui depuis si longtemps était prête pour la scène. Ils retirèrent la pièce
disait-on, écrit la plupart des vers de ses dernières années. La principale des inscriptions était celle-ci :
« Within this pleasing retirement, allured by the music of the nightingale which warbled in soft unison, to the melody of his soul, in anaffected checrfulness, and genial, though simple elegance, lived James THomson!
Sensibly alive to all the beauties of nature, He painted their images as they rose in review; and poured the whole profusion of them into his inimitable SEASONS !
Warmed with intense devotion to the Sovereign of the Universe, its flame glowed through all his compositions. Animated with unbounded benevolence, with the tenderest social sensibility, he never gave one moment’s pain, to any of his fellow-creatures; save, only, by his death, which happened at this place, on the 21 ‘* day of August, 1748. »
L'année même où mourut Mrs. Boscawen, en 1805, un voyageur américain, visitaitla maison de Kew Lane et le pavillon où avait écrit Thomson. (A Journal of Travels in England, Holland and Scotland in the years 1805, 1806, by BENJAMIN SILLIMEN, 2 vol., New-York, 1810. Compte rendu dans la Quarterly Review, vol. XV, p. 558.) — Chalmers avait reçu de la gouvernante du poète quelques objets qui lui avaient appartenu : une table à déjeuner, des salières d’un modèle suranné, etc. (Voir TayLor’s Records, etc., chap. xv.) Il faisait boire son ami J. Taylor dans un verre où avait bu l’auteur des « Saisons » ; en foi de quoi Taylor lui adressait une petite pièce rimée dont voici le titre et la première strophe (il y en a quatre):
« To George Chalmers Esq., the Possessor of a Table and Wine- Glasses which belonged to Thomson the Poet.
Friend Chalmers, ’tis a noble treat
At Thomson'’s hallowed board to meet, The bard of nature’s sphere,
The bard whom, long as ages roll,
And nature animates the whole, Taste, virtue will revere. »
Une chaise fut aussi conservée et figura, nous le verrons plus loin, dans