Voir p. 138 et suiv
3. « The bachelor society of that day, not only Wycherleys and Cromwells, but the more virtuous society of Addison and his friends was not remarkable for any exalted tone about women. » (LesLie StepEn, Life of Pope, chap. 1v, p. 100.)
jamais il n’abaissa son talent à l’expression de pensées viles ou d'images libertines. Johnson enfin a-t-il cru à cette horreur du poète pour l’eau froide? On sait pour quelles raisons toutes personnelles le Docteur ne devait trouver rien d’invraisemblable à pareille accusation. Ce qui est vrai c’est que jamais Thomson n’a eu le souci de l’élégance ni de la richesse des vêtements. Nous avons noté déjà qu’à la fin de sa vie cette insouciance s’aggrava considérablement.
C'était une des manifestations de ce qui fut le gros défaut de sa nature : une indolence à laquelle il s’abandonna de plus en plus, à mesure que les années pesaient plus lourdement sur lui. Encore faut-il bien faire la part de l’exagération et de la fantaisie dans tout ce qu’on a dit à ce sujet. A lire certaines anecdotes et certains jugements, on se représenterait Thomson comme « une tonne de chair », moins capable d’ailleurs de mouvement et d'activité que sir John Falstaff. Lui est-il arrivé de manger, sur l’espalier, la moitié vermeille d’une pêche, sans retirer ses mains de ses poches ‘? Cela prouverait sans doute que chez ses amis, dans les jardins d’Eastbury ou de Hagley, il était à l’occasion capable d’une gaminerie. Cela prouverait encore qu'il était moins fin gourmet que nous ne l’aurions cru. Le poète qui a si bien parlé des fruits n’a jamais dû les manger si mal?. Mais ne serait-il pas absurde de prétendre trouver dans une pareille anecdote, fût-elle véridique, un trait de caractère?
Il est plus certain qu'il aimait à rester tard au lit. Lui qui avait vu dans sa jeunesse tant d’admirables levers de soleil, qui nous à laissé de ce spectacle de radieux tableaux, et qui ne. ménage pas aux paresseux attardés sur l’oreiller les objurgations indignées à, il avait fini, dit-on, par adopter midi pour
4. Nous ne savons quelle est l’origine de ce pittoresque « document ». Il nous est fourni par un écrivain américain qui l'accompagne d’autres preuves également probantes de la paresse de Thomson :
« He was once seen to bite out the sunny side of a peach with his hands in his pockets. À lover of music, he did not fatigue himself with blowing a flute or flourishing a fiddle-bow, but kept an Æolian harp in his window, and listened to the nightingale….. » (T. TuckErmAN, Thoughts on the Poets, New-York, 1846, p. 96.)
2. 11 note précisément cette enveloppe, très riche de couleur, mais très désagréable au contact qui protège le fruit : « the downy peach » (Autumn, v. 616). LS