Spring, v. 21-31. — 4. Summer, w
« sur la plaine les fils délicats des rosées évaporées! Combien « est clair le ciel sans nuage! Quelle teinte profonde il prend « d’un bleu particulier! Comme la voûte céleste s’enfle « immense! Combien, du haut de son trône d’azur, le soleil « rayonne joyeusement! Combien est calme au-dessous la « terre par lui dorée! »
Enfin après ces tableaux nuancés où le poète fait preuve d’une si délicate perception des jeux subtils de la lumière, voici ceux où il se montre capable de rendre les splendeurs royales de midi : « le soleil, de son trône au zénith, ébranle « et disperse les nuages, et lance jusque dans les profondeurs « des abimes une indolente langueur ?. » Notons la gradation qui sépare de cette brève indication d’un midi de printemps, celle qui retrace l’écrasante puissance du soleil d'été : « C'est « la pleine ardeur de midi, et verticalement le soleil lance sur « nos têtes ses rayons violents. Sur le ciel et la terre, aussi « loin que peut errer le regard, tout est submergé par l’éblouis- « sant déluge; tout d’un pôle à l’autre se perd dans un flam- « boiement indistinct *. » Il n’y a plus au delà que le soleil tyrannique et le ciel écrasant des tropiques. « Voyez comme « le soleil aux rayons étincelants s’élève sans aurore et chasse « aussitôt du ciel le bref crépuscule; voyez de quelle flamme « ardente, joyeux et cruel il se répand dans l’air éblouis- € sant‘. »
Les ciels d'après-midi sont nombreux et se retrouvent dans plusieurs des « Saisons » : (Affranchi de l'éclat ardent de lété « qui séloigne, un azur plus serein qu'anime une lumière « d’or, embrasse jusqu’à l'horizon le monde joyeux. Des soleils « tempérés s'élèvent et lancent des rayons cléments, et sou- « vent, à travers les nuées transparentes, ils versent un calme « délicieux... jusqu’à ce que l’air ébranlé s’agite et que souffle « la brise. Alors le manteau floconneux du ciel se déchire; les « nues volent dispersées; et tantôt le soleil tout à coup brille «et dore la plaine illuminée, tantôt les ombres noires courent « sur la terre. » — « Cependant, jetant sur tout une ombre « légère, un calme sobre suspend dans l’air les nuages flocon- « neux. La moindre ondulation de l’air s'arrête tremblante,
1. Autumn, 1208-1217. — 2. Spring, 442-444. — 3. Summer, 13236. — . 1bid., 635-648. — 5. Autumn, 25-39.
es
ne sachant où diriger le doux courant, tandis que, tout illuminés, les nuages à la frange humide boivent le soleil, et de leur voile transparent laissent arriver au monde paisible, sa force adoucie !. » — Toute autre est l’influence du soleil
et l’aspect du ciel aux mêmes heures de l’hiver : € Suspendu