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à l'extrême bord du ciel, le soleil verse à peine dans l’air un jour attristé. Faible est son éclat, et ses rayons impuissants ont peine à franchir en longues lignes horizontales l’air épais; tandis que lui-même, vêtu des nuées de la tempête, faible, pâle et large, il longe au sud le bord du ciel, pour descendre bientôt et abandonner le monde abattu à une longue nuit?. »

La journée s'achève; voici le soir, puis la nuit dans un ciel

d'été : « Le soleil à perdu sa violence; son globe abaissé ne

lance plus qu’une chaleur vivifiante et un éclat joyeux; ses rayons variés colorent les nuages, ces vêtements magnifiques du ciel qui, sans cesse mobiles, prennent des formes pittoresques, où l’imagination poursuit des rêves sans sommeil *. » — « Le soleil chemine près de l’horizon, et s’élargit graduellement à la fin du jour. Les nuages changeants, gaiment assemblés, riche et pompeux cortège, entourent de toute leur gloire son trône au couchant. L'air, la terre et l’océan sourient dans leur immensité. Et bientôt comme si les chevaux fatigués de son char avaient hâte de retrouver (selon la fable grecque) la demeure d’Amphitrite et les soins de ses nymphes, il plonge son globe; le voilà à moitié immergé : puis, un croissant d’or lance un dernier brillant rayon, et l’astre disparaît tout entier‘. » — « Annoncé làbas par les nuées qui lentement se sont éteintes, le sobre crépuscule, adoucissant tout l’éther, prend sa place accoutumée au milieu des airs, avec les milliers d’ombres qu’il commande. Il lance sur la terre celle-ci d’abord; puis une autre de teinte plus profonde se glisse doucement derrière elle, et une autre plus profonde encore, dont le cercle succédant aux précédents, s’ajoute à eux pour recouvrir la surface des choses”. » Enfin règne la nuit : « Sur les pas du Crépuscule suit rapide la Nuit; non pas dans sa robe d’hiver

1. Autumn, 951-963. — 2. Winter, 44-51, — 3. Summer, 1311-1376. — Ibid., 1620-1629. — 5. Ibid., 1647-1654.

d’un épais et noir tissu, mais négligemment drapée d’un manteau brun. Un rayon faible et décevant, réfléchi par les surfaces indistinctes des choses, envoie à l’œil qui fait effort une image incertaine... Et bientôt la vue fatiguée se tourne vers le ciel. Amenant doucement les heures silencieuses de l'amour, Vénus charmante brille de son pur éclat, et quand elle s’est levée propice, du moment où la lumière du jour s’est évanouie jusqu’à ce qu'elle jaillisse de nouveau, Vénus règne sans rivale, la plus belle parmi ces lampes de la nuit. Tandis que mon œil ravi s’enivre de cet éclat tremblant, de légers éclairs traversent le ciel, ou jaillissent sur l’horizon en formes capricieuses.... Parmi les sphères radieuses qui non seulement ornent, qui animent le ciel, soleils vivifiants d’autres mondes, des profondeurs terrifiantes de l’espace revient dans sa course précipitée la comète qui s'approche du soleil, et quand elle disparaît sous l’ombre de la terre, sa queue effrayante se projette sur le ciel!. » — Comparons une nuit

d'automne : « Le soleil couchant met fin à la brève journée;

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