‹ James ThomsonChapitre 97 sur 294 · CG · texte numérisé non relu

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le soir humide glissant sur le ciel jette sur le sol, pendant sa froide marche, les vapeurs condensées en brouillards.... Puis la lune, dans toute la plénitude de son globe, apparaissant à travers les nuages rompus, montre sa large face dans l’orient empourpré. Tournée tout entière vers le soleil, son disque tacheté (où la lunette des astronomes nous fait voir des montagnes qui s'élèvent, de sombres vallées qui s’abaissent, et de profonds abimes), son disque nous renvoie l’éclat du soleil sans sa flamme, et verse un jour plus doux. Tantôt elle semble se baisser au milieu du nuage qui passe, tantôt elle vogue majestueuse au plus haut de Pazur sans tache. Le pâle déluge flotte au loin; il s’épanche doucement sur la montagne voisine du ciel, et jusqu’à la vallée pleine d'ombre; les rochers et les eaux réfléchissent cette lueur frissonnante; l’air tout entier blanchit sous ce flot immense de lumière argentée qui entoure le monde de son éclat tremblant. Mais quand, à demi effacée du ciel, sa lumière affaiblie laisse les feux des étoiles brûler d’un éclat plus perçant à travers les profondeurs célestes, ou quand son globe amorti, presque éteint, se montre, et se montre à

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