‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 106 sur 272 · Connubial leagues -, Sprinf · texte numérisé non relu

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puissance variée du pinceau du maître '. Du même ton rude sombre est ce passage de V a Hiver d qui nous montre les ips chassés par la neige de leurs repaires et descendant sqiie dans les plaines, en troupes nombreuses, « osseux, maies et farouches », pour attaquer les troupeaux et les hommes, i parfois pour chercher dans les cimetières une horrible tiire 2. — Il faudrait mentionner encore les vers, souvent fort aux, toujours fidèles et imprégnés d'une sincère émotion, où poète suit les pauvres bètes harcelées et tuées pour le plaisir Liel de rhomme. Les traits d'observation pénétrante abonni dans ces descriptions de la perdrix % du lièvre *, du rf' ou du renard*. 11 ne faudrait oublier, pour tout rapler, ni les hirondelles ', ni les cigognes voyageuses % ni ces Tiades d*oiseaux qui peuplent les Hébrides ®. — a La ise », selon les paroles du poète, « ne dédaigne pas non )Ius les tribus bourdonnantes des créatures menues de Tété. Olles vivent dans ses chants et vibrent parmi ses vers *°. » uteur en effet sait quel rôle important est dévolu à ces ?s minuscules. Il nous parle d'eux longuement, soit pour istater le mal qu'ils peuvent faire au laboureur ", soit pour js signaler leur beauté, nous faire assister à leur éclosion, montrer leur vie, leurs dangers, leurs ennemis *^ Historien martial il énumère et évoque devant nous aussi bien les tus et le charmant labeur de labeille *\ que la cruauté et la fie meurtrière de Taraignée **.

liomson est un observateur trop exact pour ne pas remar-

îr cette harmonie qui, en chaque climat, donne à la faune

lieu un caractère nettement approprié aux aspects visibles

pays. Un grand nombre de ses mentions dïîtres vivants

pour effet de compléter et de préciser le caractère de ses

sages en les animant par la présence des êtres gracieux ou

ribles, redoutables ou bienfaisants à Thomme, que la nature

placés. S'agit-il de nous transporter sous le ciel brûlant de

(uatcur*? le poète nous y montre <c ces oiseaux au plumage

datant qui, sous les hauts ombrages des cours d'eau sinueux,

Spring, 1S8-829. — 2. \Vintc)\ 38l>-4li. — 3. Aitlumn, 300-378. — rt/Vi., 4Ôl-i25. — 5. IhiiL, 426-457. — (J. IbUI., 470-402. - 7. Mirf., 8i8. — 8. Ibid., 840-861. — 0. Mi'//., 862-870. — 10. Suminer, 236-238. 1. Spring, 119-13:*). — 12. Sununer, 241-266, et 281-317. — 13. ^pring, •51». — 14. Summer, 267-2>J0.

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(( brillent comme des fleurs animées ' ». Dans ces solitudes i où « ne se voient que les troupeaux sauvages qui ne connaissent « point récurie d'un maître * », nous apercevons, t à demi c caché dans l'herbe épaisse, et semblable à un cèdre abattu, « le crocodile enveloppé d'écaillés verdàtres * ». De l'eau de ces fleuves prodigieux émerge la tète monstrueuse de l'hippopotame *, et, dans l'épaisseur des forêts sombres, l'éléphant énorme s'appuie contre un arbre séculaire '. — Cette nature est cruelle autant qu'elle est puissante ou vivement colorée, et le peintre n'oublie ni ces fauves ni ces serpents qui semblent avoir en eux quelque chose de l'ardeur meurtrière dont le soleil accable ces régions *. Le désert et ses tempêtes ne nous sont pas décrits sans que sur l'immense étendue nous voyons le chameau, « ce fils du désert, sobre et patient ' ». — Et la peinture même de la mer déchaînée reçoit un complément d'horreur quand le poète nous montre le requin suivant le négrier, « attiré par l'odeur des multitudes pressées, de la a maladie et de la mort », jusqu'au moment où, parmi les victimes du naufrage, (c il s'enivre de carnage, broyant les a membres et rougissant la mer de sang ' ».

Nous savons qu'à une autre extrémité du monde le poète a voulu évoquer devant nous les scènes non moins grandioses des paysages septentrionaux. Là encore, au milieu des neiges et des glaces, la vie palpite, et nous voyons dans le poème tous ces êtres que la nature a enveloppés d'une fourrure protectrice : les hermines, les martres et cent autres animaux aux pelages précieux. Puis ce sont les élans serrés en troupeaux épais, et, sons les forêts de sapins, l'ours informe, occupant hideux de ces ombres ^. Ou bien, au contraire, près de> sauvages tribus humaines qui parcourent ces régions désoir»es, nous trouvons le renne docile qui fournit aux Lapons « leurs tentes, leurs vêlements et leurs couches; toute leur

i. Summer, 733-138. — 2. //>/</.. 70i. — 3. Ibifl., "06-708. — 4. Ihi'l- 70«i.71o. ~ -i. M/^/., 710-721. — T.. Jbid., 890-938. — 7. /Airf., 965-«fH.

8. Ibid.j i013-i02îi. — Il y a dans ces quelques vers une singulière pui*ftanoe. On peiil les comparer aux pièces les plus heureuses où des poète> ont depuis tenté de nous faire pénétrer jusqu'à IMme obscure qui meui ces forces effrayantes. Après avoir connu le requin de Thomson on csi moins tenté do trouver une note poétique nouvelle dans des pièces telle; que If Heqnin de Lcoonte de Lisle.

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