Summer, 287-2ÎM. — 2. Autumn. M^'. — 3. Siwtmcr
ques mots de respect ou d affection qui font à peine allusion au mérite littéraire de ces poètes. Pope n'est pas beaucoup mieux partagé. Il y a cependant un accent de franche et vive émotion dans le vers où Thomson prie pour le retour à la santé de son illustre ami >. Et celui-ci, quelque exigeant qu'il fût en fait de compliments, dut savourer avec plaisir la double flatterie qui termine un autre passage consacré à son éloge :
Car bien que son Homère ne chante pas avec plus d'harmonie, Sa vie cependant est de ses chants le plus digne d'amour *.
Dans les deux tableaux où le poète énumère les illustrations de l'Angleterre ou celles de lantiquité, plusieurs jugements littéraires se rencontrent. Les seuls qui offrent pour nous quelque intérêt sont ceux qui se rapportent aux poètes anglais. Voici Topinion de Thomson sur Shakespeare :
Pour le bon sens élevé,
Pour rimagination créatrice, et ])our la pénétration aigu<' Dans les replis secrets du cœur humain, Shakesi)eare, le poète sans art, n'est-il pas Torgueil de TAngle-
[terre et de la nature '?
L'auteur des « Saisons » reprend, on le voit, Tépithète appliquée déjà par Milton au gi'and dramaturge. 1! s'écoulera bien des années encore avant que la critique sache découvrir tout ce qu'il y a de raffinement et d' a art » dans Tart de Shakespeare.
Milton, voilà vraiment le maître et le modèle de Thomson. Les vers qui lui sont consacrés débordent d'admiration :
Toutes les muses nobles ou aimables
Des âges classiques ne se retrouvent-elles pas dans ton Milton? Son génie est universel comme son sujet, Etonnant comme le chaos, beau comme l'éclat De FKden en tleur, sublime comme b» ciel *.