‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 148 sur 272 · Summer · texte numérisé non relu

Summer

Et, dans un autre chant, si le poète rappelle les gloires de la Grèce, à coté a du grand Homère, au vol audacieux, père de la poésie », il voit a égal à lui, le poète de Bretagne; ils marie client la main dans la main, tous deux aveugles, et s'avancent a droit vers le sommet du mont glorieux ' ».

Si Milton est le poète qui s'impose d'abord à son admiratiou. nous pouvons croire que Spenser Tut celui qu'il aimait audessus de tous . C'est au grave et majestueux auteur du <t Paradis Perdu X» qu'il demande le secret d'une versification lière, pompeuse, digne de ce sujet, Dieu révélé dans ses créations, qui était à peine moins sublime que le drame de la Genèse. Mais nous savons par maintes circonstances, et surtout par le c Château d'Indolence », cette œuvre des longs loisirs si amoureusement caressée pendant quinze ans, que Thomson faisait ses délices du « poète des poètes » *. Il le nomme, dans les « Saisons », à côté de Shakespeare et de Milton. Son jugement, exprimé en trois vers, implique l'appréciation la plus juste du talent du ^rand conteur.

Lo doux et charmant Spenser, fils de la Fantaisie, Dont le poème, comme un lleuve abondant, coulait Parmi tous les labyrinthes du pays enchanté ^.

Thotnson n'oublie pas non plus le vieux maître de Spenser. Son esprit ouvert et si franc d'allure ne pouvait manquer d'être charmé par le poète à l'inimitable sincérité.

Sage rieur, (^haucer, dont les vers naturels, tableau tldùle des mœurs. I]t riches en utiles leçons, brillent à travers ce nuage gothique (Jue le temps et la lanj^ue jetaient sur ton génie *.

C'est une question de théorie littéraire, à laquelle s'est intéressé Thomson, que celle de la nature de l'esprit et de l'humour. Il nous a donné sa définition de ces deux mots.

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