Sprhiffj 723. Wordaworth s'esl-il souvenu de l'épilhèle
" Lodv of tlie mere.
Sole-sitting by the shores of old romance ».
{Poems on the Naming of Places, IV.)
9. Spring, 1119.— 10. Ibid., 407.— 11. Autumn, 27. — 12. Ihid., 1*3. — 13. /6iV/., 253. — 14. /6iW., 812. — 15. Spring, 383. — 10. Autnmn, 060, 001.
Un des modèles de combinaison les plus connus est celui des épithètes qui aiTectent la forme de participes passés, en ajoutant la terminaison a ed i» au groupe formé par une épithète et un nom. Malgré la condamnation prononcée par Johnson, ce sont là des composés, parfaitement conformes ao génie de la langue ^ Ils ont fourni à tous les grands poètes anglais quelques-unes de leurs expressions les plus frappantes et les plus célèbres -. Dans les deux Chants où nous avons pris les exemples précédents, nous trouverions à noter : (L rocky-channelled maze % rosy-footed May *, innumerouscoloured scène % young-eyed health •, rosy-bosomed Spring ', various-blossomed Spring *, sweet-beamed suns •, keen-aired mountains *^, the lusty-handed year ", mellow-tasted burgundy *-, many-coloured woods ", dewy-skirted ciouds ", low-thoughted vice *^ dusky-mantled lawn *•, the moon fullorbed *^ ».
Dans quelques-uns de ces composés, l'adjectif qui précède le participe ne lui est uni par aucun rapport de subordination logique. Il ne fait qu'énoncerun deuxième caractère de Tobjet: a white-empurpled shower '% wide-dejected waste *• >, etc. — Enfin la combinaison est parfois plus hardie. Le poète rencontre une association de termes qui, d'un trait, lui parait nolei* avec précision un effet intéressant, et il s'y arrête en dépit de la difficulté de justifier logiquement la formation du composé. C'est le cas d'expressions telles que : « In worldrejoicing state *° », pour a the state of one in whom the world rejoices », ou telles que l'épithéte pittoresque de ce vers :
Aiul whih^niii^' down (hoir inossy-tinclured slream l)<'sccnds the billow l'oain -',
1. JoiiNsox, lÀ/'e of (iray. C'est à propos du terme « honied w euiploxé par Gr.iy (juc le Doclciir réprouve celle transformation d*un subsUintif en un participe passée apparent. Dans l'édition de Gray par Milford, oo pL-iit lire, p. 17, une répoiiHe de lord (iren ville aux objections de Jolinfon.
2. On en trouvera une série d'exemples relevés chez les auteurs les pli!> variés, depuis Shakespeare jusqu'à Tennyson, dans ëarlk. The Philoioff^i of tht» Knfflish TonQUP., ;*. fiO".
a. Spriwj, 400. -- V. Ihid., 488. — o. Ihid., ImO.— fi. Ibid,, 892. — 7. Ihid,, lOOî). — 8." Autiimn, "^. — 9. Ihid., 29. — 10. Ihid., 434.— 14. Ihid,^ 6S9. - 12. Ihid., 70:». -- 1:î. Vdd.. 950. — 14. ïhid., 961. — 15. JbUL, 968. - 16. Ibid,, 1088. — 17. Ihid., 1089. — 18. ^prinu, 109. — 19. Ibid,, 118. - 20. Summer, IIC. — 21. Spi-ing, 380, 381.
t récuine emportée blanche sur le ruisseau coloré par les mousses ».
Dans tous ces exemples, il y a plus d'une heureuse trou vaille. Ce <k mossy-tinctured stream » n'éveille-t-il pas,mieux qu'une longue description, Timage de ce ruisseau aux eaux vertes et au lit moussu que les pluies d'orage vont changer en un torrent trouble et sombre? « Young-eyed healtli *, rosybosomed spring *, meek-eyed morn '», etc., sont de charmantes épithètes dont le trait discret suffit à revêtir une notion abstraite d'une forme animée et vivante. La valeur graphique de l'épithèteest manifeste dans les composés tels que a flowerenwoven bowers *, (a strain) faint-warbled *, sweet-beamed suns •, ou the green-appearing ground ' ». Souvent l'emploi, comme premier terme de la combinaison, d'un adjectif pris adverbialement donne à l'expression une force concise qu'un autre procédé atteindrait difficilement : a (the turkey) loudthreatening reddens *, the heifer balmy-breathing ^, the hollow-whispering breeze, '°, bitter-breathing frost **, voices deep-sounding ", mazy-running brook " », etc.
Mais il faut bien reconnaître que toutes les combinaisons ne sont pas également heureuses. Celles qui mettent en jeu des termes d'origine latine prennent facilement une allure forcée et gauche. C'est surtout aux mots germaniques que le procédé germanique de composition a chance de s'adapter
i. Souvenir de Shakespeare :
• Sliil quiring to the yoiiog-eycd cherubius -.
(Aferc/i. of Vewicf, V, 62.)