Spring, 1009. — Milton avait dit
• The Grâces, and the rosy-bosoui'd iJours. - ^
{Cornus, V. 984.)
Quel est des deux celui que s'est rappelé Gray?
• Loî whcre the rosy-bosomed Hours. •
{Ode on the Spring.)
3. Summer, 47. Encore une épilhètc composée de Milton. (Earlb, § 607.) Le même auteur relève chez Keats :
• Whereat, methought, the lidless-eyed train or plaoets ail were in the blue again. »
(ËARLE, § 608.)
4. Spring, 1058. — 5. Ibid., 586. — 6. Autumn, 28, 29. — 7. Summer, 365. — 8. Spring, 782. — 9. Ibid., 806. — 10. Ibid,, 918. — 11. Auiumn, 62. — 12. Ibid,, 1036. Cf. Pope : • The hoarse-resounding main. - (The lUad, 203.) — 13. Summer, 373.
avec succès. On sent ce qu'il y a de lourd et de guindé dans des ibrmes comme m frequent-pausing *, secret-winding \ niind-illumined face % et surtout sage instructed eye *, ou art-imagination-flushed '' d. Le nombre seul de ces formes suffirait à donner au style du poète un caractère artificiel; et ce défaut est aggravé par la répétition complaisante des mêmes combinaisons. Nous citions tout à l'beure « mazy-runniog brook * », de V a Été »; le a Printemps » nous fournit t the mazy-runnig clefts' » et T a Automne » mazy-running clefls'.
— The many-twinkling leaves • » est charmant; mais dans le môme chant vient a many-bleating flocks 'V ©^ dans V « Automne » many-coloured woods '* d. Dans le seul t Printemps » nous avons : a the well-used plough ", well-showered ", the well-dissembled lly **. » Dans V a Automne», à moins décent vers d'intervalle, wide-projected heaps **, et wide-refracted ray '^. — All-surrounding heaven ", du n Printemps », est rappelé par ces deux expressions de V « Automne » : Naturels ailrefining hand **, et all-enlivening trade *•. — Seagirt reign'* est, dans V a Automne », bientôt suivi de sea-encircled globe ".
— Never-cloyed désire ", et ever changing views " >, du « Printemps », sont rappelés comme par un écho dans « everdripping fogs " ».
Ces exemples suffisent pour montrer quel parti Thomson a su tirer de ces combinaisons grâce auxquelles il a étendu, enrichi et varié le vocabulaire descriptif de la langue. Ils nous apprennent aussi comment le poète a abusé de cette ressource, et comment, dans sa création excessive de termes
I. Sprhitj, 943. - 2. Ibid,, 1058. — 3. 7/yw/., i!41. — 4. Ibid.^ 209. - :\. Autuînn, 140. — 6. Swntnery 373. — 1. Spring, 576. — 8. Aulumn^ 816.
9. Spriîig, 136. (iray a RoiUé Tadjeclir et l'a emprunté. En parlant de danseurs : - Glance llicir many-twinkling feet. • {The Procréas of Poesy, I, 3, V. 34.)
;0. Sprinff, 834.
II. Aulumn, O.'W). - Aussi est-ce un des traits qu'a relevés Isaac Hà\^' kins Browne dans sou amusante parodie du style de Thomson :
« forth issue clouds,
Thought-thrillinK) thirst-inciling clouds around, And many-mining fires. •
(A Pipe of Tobacco.)
12. Spring, 33. — 13. MiV/., 186. — 14. ////</., 383. — 15. Auiumn, 638. - 16. ibui., 722. — 17. Spring, 30. — 18. Atitumn, 634. — 19. tbid., 869. - 20. Ibid , 874. — 21. Ihid., 926. — 22. Spring, 290. —23. Ibid., 297. — 24. Aulumn, 812.
LES « SAlSOiNS ». — LA LANGUE ET LE STYLE. 419
complexes, il a mérité le reproche de lourdeur et de monotonie.
Ce n'est pas seulement dans ces épithètes composées qu'il manifeste un attachement complaisant à certains mots ou à certains tours d'expression. Il serait très long de relever tous les termes qui, en eux-mêmes frappants et justes, perdent leur valeur par une répétition indiscrète et fmissent par choquer d'autant plus qu'ils sont en eux-mêmes plus vigoureux et saillants. « Thick » *, au sens de a nombreux », revient sans cesse, <K Tumble*, convolved ^, appalled*, invest*, detruded*, fréquent ^ », adjectif ou adverbe, au sens de « nombreux », « flounce ^, Sound et resound ^ », et surtout le verbe emphatique <K demand *^ » sont parmi les expressions favorites dont l'auteur use et abuse.
Toutes ces expressions, on peut le remarquer, sont, à l'exception d'une seule, d'origine latine. L'emploi complaisant de pareils termes est en effet un des caractères marquants du style de notre poète. Quand il s'agit de mots français depuis longtemps entrés dans le vocabulaire de la langue et dans l'usage du peuple, rien de plus naturel ni de plus légitime que l'emploi de pareils termes. Quelques-uns peuvent prendre, en dépit d'une opinion fort répandue parmi les grammairiens anglais, autant de force ou de précision pittoresque que les termes proprement saxons. Si Thomson a tort sans doute d'abuser du verbe « demand », il a raison de trouver ce mot énergique plus que pas un de ses synonymes germaniques '^ Mais le poète cède aussi trop souvent à la tentation de