‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 156 sur 272 · And fierce Aqnarius stains the inverled year · texte numérisé non relu

And fierce Aqnarius stains the inverled year

{Winter, 43.)

C*esl un mol traduit d'Horace et plus d*une fois reproduit par d*autres poètes anglais :

• Simul Inversum contrislat Aquarius annum. »

(• Satire l ., v. 36.) Dry de n Tavail imité ainsi :

• And winter storms iuverl llic year. •

(.4 Song to a Fair Young Lady going oui of Town in tfuf Spring.)

El Cowper dira encore :

« Oh! Win 1er! rnler ot Ihe inverled year. •

12. Winter, 311. Le mot se retrouve avec la même valeur dans la pièce To the Memonj of Lord Talbot, v. 296.

13. Winter, 1029. — 14. Spring, 6i9. — lo. Summer, 43.— 16. lùid,, 9'i.

pour a une obscurité qui cache les objets » ; « collected * » pour accumulé; a amusive * », « qui se joue au hasard, sans direction i>; « disastered ' », « malheureux, soumis à Tinfluence d'astres défavorables »; <k unequal times * », « un temps qui n'est plus digne des héros dont il s*agit »; « luculent '^ » pour « translucide »; « Ceres void of pain * », pour a des moissons recueillies sans labeur »; « tempest ' » employé comme verbe; a inform ' » au sens de <k animer », etc.

C'en est assez pour montrer quel est le défaut de la plupart de ces néologismes. Ils ne sont pas de ces mots « que l'on transplante dans ses pages avec la terre adhérant encore aux racines ; de ces mots si vrais, si frais et si naturels, qu'ils semblent s'épanouir comme les bourgeons à l'approche du printemps '». Kt cependant cet effort pour étendre, enrichir et renouveler le vocabulaire de l'anglais par des emprunts faits au latin, il serait absurde de le condamner de parti-pris. Si Thomson y a porté quelque abus, il y a parfois rencontré plein succès. Tous les poètes anglais ont aussi puisé à cette source quand ils ont voulu donner à leur langue la majesté et la tenue qui conviennent à l'expression de pensées hautes et nobles. C'est le cas, pour citer un petit nombre d'exemples, deMilton *°, d'Élizabeth Browning *', et même de ce Wordsworth qui voulait exclure

1. Summer, 143-460.— 2. /6irf., 1660.-3. \Vintei\ 279. — 4. Ibid., 472. — 5. Wintery 710. — 6. lôid., 863.

7. • Tempes! the loosened brine <• (Winter, tOlb). C'est une imitation de MiUon : • Tempest the Océan »>. (Paradise J^st, Bk. VII, 412.)

8. Summer, 143, 460. Wordsworlh s'csl-il souvenu de cet usagj du verbe?

■ How the immortal soûl wilh god-like power Informs, croates.... »

(The Prélude, Bk IV.)

9. «He would bc a poel... who nailed words to Iheir primitive sensés,..* transptanted Ihem to his page with carth adhering to their roots; whose words were so true and fresh and natural, that they would appear to expand like Ihe buds at the approach of Spring.... - (Henry THORBAr, Essays, Walking.)

10. Comment songer à citer des exemples? Tout le style du « Paradis Perdu » est imprégné de latin. Rap;)elons plutôt quel usage Shakespeare sait faire de néologismes latins :

u ....No, this my liand will rather The mullitudinous seas incarnadiue. »

{Macbeth, acte II, se. ii, 61, 62.)

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