‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 161 sur 272 · Winler · texte numérisé non relu

Winler

2. " One vasl miud, inspired by lleaven, calied Trom froUiic darkness a people savage from remotesl time, a huge neglecled empire. *

3. Summcr, 604. — 4. MiV/., ,'162. 563. — ;i. Ibid., 59, 00. — 6. Spri/t', 424. — 7. Snmmer, 384, 3s:;.

Quatre phrases successives de V « Automne » procèdent par exclamations sans verbes, sur ce modèle :

The radianl sun how gay * !

Ces constructions elliptiques deviennent facilement obscures :

Whosc spolless swains ne'er knew

Iiijurious deed: nor. blasled by the brcath

or l'aithlcss lovo, Iheir blooming daughters woe *.

Archaïsmes, — Pronoms; adjectifs. — La tendance à faire emploi de formes presque abandonnées, mais conformes à lancien usage de la langue et des écrivains, celte tendance bien naturel le chez un disciple fervent de Spenser explique plusieurs des particularités qui frappent le lecteur des « Saisons». Le poète conserve plus d'une fois au pronom personnel la valeur réfléchie qu'il avait jadis. Il n'est pas douteux que la forme moderne plus claire ne soit bien lourde pour la langue des vers. Nombre d'autres écrivains anglais après Thomson continueront à éviter les pronoms réfléchis :

And ycllow load theni wilh Ihe luscious spoil ^. Wlio to the crowded cottage hies him fast *. — Etc.

La forme archaïque m ye » est assez fréquemment employée par Thomson dans les apostrophes :

Ve, ashcs wild ' !

Lend me your song, ye nightingàlcs ^ î What is this mighty brealh, ye ciirious, say ^.

Du reste la distinction entre les deux formes n'est pas absolue ; le poète les emploie en même temps Tune et l'autre dans un même passage, tantôt avec valeur de vocatif et tantôt avec valeur de sujet :

hul you, ye flocks,

What hâve ye done?yo [)caceful people, what, To ineril death? you, who havc given us milk '/

1. Autumn, 1213-1217. — 2. Winfer, S8S, 8St>. ~ 3. Sprinff, oii. — Siiiii'tfer, 1120. - 'J. Ihid.. 171. — G. Spn'nff, 375. — 7. I/jid,\ 848. — 8.

Nous pouvons encore signaler un archaïsme dans l'emploi très fréquent de l'adjectif avec valeur adverbiale. Sans doute il n'y a là rien que de conforme au génie de la langue. Bien que le purisme des grammairiens demande aujourd'hui qu'une terminaison spéciale marque la différence entre l'adjectif et l'adverbe, la langue populaire, en négligeant cette distinclioo, reste fidèle à l'usage du vieil anglais *. La langue du peuple est souvent aussi celle de la poésie; rien de plus légitime que l'emploi fait par Thomson de formes telles que :

Tlien, sliding soft, Ihey drop *.

Loud shrieks the soaring hern '.

*Tis by thy secret strong attractive force *. — Etc.

Mais il n'en est plus de même quand le poète attribue une valeur adverbiale à des adjectifs français ou latins. Et ce sont ceux-là surtout qu'il se plaît à transformer ainsi. Il n'a pas senti que ces mots, sauf ceux qui se sont intimement fondus dans la langue, n'ont pas la plasticité des termes qui appartiennent au fond môme de l'idiome national. Ils ne se prêtent pas toujours à ces transpositions de valeur que les mots germaniques subissent facilement. « Swift » prendra sans difticulté le sens de « swiftiy ». Il ne s'en suit pas que son synonyme « instantaneous » puisse s'employer pour « instantaneously t^ :

The rapid radiancc instantaiicous slrikes

Th'illuniined mountaiu ^.

When o'er this world, by cquinoctial rains Floodod immense, looks ont the joyless sun *.

Ai'dent crowd Hritannia^s sons lo hear her plcaded cause '.

The central walers impeluous rush'd •.

and ofl the swain

On sonir impatient seizinj^, hurls them in •.

for every land Iheir life

lias flowcd profuse *".

1. Voir Eari.e. The Philology of the Engllsh Tongue, §§ 431, 432.

1. Autumn, o57. — 3. \Vintei\ Uf». — 4. Summer, 97. — 5» Spring, 191, 192. — 0. Summer, 1026, 1027. — 7. Winter, 680. — 8. Spring, 310. fl. Summer, 371», 3«0. — 10. Aulumn, 905. 906.

the Icaf

Incessant rustlcs *.

Wliat pity, Gobham, thon thy verdaiit files

Of ordered trees shouldst herc inglorioiis range *.

Au moins, dans ces exemples, qu'il serait aisé de multiplier, remploi adverbial des adjectifs est-il facilité par cette circonstance que le mot pourrait à la rigueur être interprété comme une épithéte. Mais quand cette atténuation vient à manquer, alors l'attribution arbitraire d'un sens adverbial à des adjectifs d'origine latine est presque toujours une pénible violence faite à la langue :

'lis copions blest '.

Iligh-seen the Seasons lead, in sprightly dance Uarmonious knit, the rosy-lingered Ilours ^

They sportive wheel, or sailing down the stream Are snalched immédiate by Ihe qnick-eyed trout '.

Graduai from thèse what luiinerous kinds descend •.

Tis raging noon ; and vertical the sun Darts on the head direct his forceful rays '.

Ihose aromatic gales

That inexhaustive flow continuai round *.

Lavish fed •.

Toutes les pages du poème offrent des exemples de ces formes de langage dont l'abus communique au style de Thomson un caractère à la fois apprêté et monotone.

Les latinismes de syntaxe sont beaucoup moins nombreux qu'on ne le pourrait croire quand on songe à l'influence exercée sur le poète par le style de Milton. Nous devons signaler cependant des formes telles que :

Thv Works... would....

/ Thec resound *".

4 Autumn. 990, 991. - 2. Ihid., 1013, 1014. — 3. Spring, 338. — 4. sLmer^i^i^' - ^' ^'^'^- ^52, 953. - li. Ibid., 287. - 7. Ibid., 432, 433. -

^'^^niiimn 498. — Il faudrait encore signaler, parmi les traces d»arh P^ remploi d'une forme de participe passé aujourd'hui hors d'usage. C' Tfe mot « shook -, pour • shaken .. Il se rencontre trois fois rien que dans «""l'Automne » : 25, 330, 548.

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