Summer, iSi-ivu
C'est, au delà de Milton, Virgile lui-même qui nous est ici rappelé par le choix du verbe, en même temps que la construction est un hardi latinisme.
Mais c'est bien Milton qui a fourni le modèle de cette forme de phrase :
Meanliiiio Ihis l'airer nymph than ever hlcst Arcadian strcani *....
dans laquelle Tadjectif précédé d*un adjectif déterminatif esl, contrairement à la grammaire de l'anglais, séparé de son complément.
En résumé la grammaire de Thomson, comme son vocabulaire, nous montre une indépendance et un désir d'originalité par où le poète se distingue des écrivains de son temps. Mais dans les formes de sa phrase, comme dans le choix de ses mots, il pousse à l'excès la recherche des effets de force et de noblesse; et la répétition abusive de constructions favoriles doime parfois à sa langue une incontestable monotonie et un caractère regrettable d'artifice et de déclamation.
La langue poétique.
Ilypallage et métonymie. — Si, de la grammaire de notre poète, nous passons à sa rhétorique, nous trouverons là encore plus d'une occasion de comparer le style qu'il s'est fait avec celui des écrivains de son temps. L'école de Pope n'avait guère de faveur pour ces audacieuses figures qui, dans le style des grands poètes Imaginatifs, font violence à la langue etafiirment la supériorité du génie sur les lois de l'usage. Il est douteux que toute Toeuvre de Pope renferme un seul exemple d'hypallage comme ce vers où Thomson reproduit une expression célèbre de Virgile :
The dark wayfariuf^ stranger brcalhlcss toils *.