His jaws horrifie armed wilh threefoid fate
(Summer^ 1013.)
LES ^« SAISONS ». — LA LA.NfJiK KT LK STYLK. 441
plein (U* iiH)i"t ' », — (( Là-has, dans ('«Miiia^uî liinosle, une ()l)^^- « curité i'Oii^ràtiv, un arsenal dr nior'l — feï'rnentenl -. »
Périphrnuc. — Les (H'rivainsde l'école classique évitent, uous le (lisioiLs plus haut, les audaces qui font violence à la langue. Ils poussent plus loin la timidité lorsqu'ils reculent devant remploi d'un terme qui, traduisant exactement Tidée, leur parait manquer de noblesse. La périphrase est la ligure favorite de ces écrivains; la littérature du xviip siècle l'a cultivée avec prédilection. Il faut bien entendre que l'abus seul de cette forme d'e.xpression est condamnable. Il y a un emploi de la périphrase que le goût le plus sévère reconnaît légitime, et dont tous les grands poètes fourniraient des exemples. Quand Hippolyte désigne Phèdre sous cette forme indirecte et compliquée :
La iillc de Minos el de Pasiphaé -'.
Racine n'a pas eu seulement pour objet de réunir des mots harmonieux et sonores *. Le vei*s nous rappelle de quelle mère infâme est née Phèdre ; il exprime la haine et le mépris d'Ilippolyte pour l'étrangère; il prépare et il annonce les révélations de la scène m.
Mais quand la périphrase n'a pas d'eflet analogue; quand, ne nous apprenant rien, ou rien d'important sur l'objet qu'elle désigne, elle vise uniquement à nous faire admirer chez l'auteur une habileté à trouver des équivalents; quand elle devient un futile jeu d'esprit pour l'écrivain qui s'eftbrce de dire ce qu'il doit dire par le moyen le plus détourné, et pour le lecteur dont la tâche est de deviner l'énigme proposée, alors en effet la périphrase mérite la défaveur et le mépris qui l'ont frappée.
Il faut bien avouer que l'œuvre de Thomson renferme plusieurs exemples dignes d'être rangés dans cette catégorie. Ce
i. The wide enliycniiig air is full of fate.
{Summery 1084.)