‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 17 sur 272 · DISRAELI, Literary characlen, CrUicism of friends^ p · texte numérisé non relu

DISRAELI, Literary characlen, CrUicism of friends^ p

tadc à Tadivsse d'un caniai-adi» de jeunos>(\ Les plaisanteries éehangées ne sont pas du plus pur atLicisine; mais celle boLii'rade brutale reste dans le goût des méchants tours que l'oii se jouait jadis l'un à l'autre au ce club des Grotesques ». Mitcliell lui-même ne garda pas rancune au poète, et, quelque temps après, il s'eiïorçait de rendre service à son confrère, a pour réparer ses torts envers un génie excellent » •.

Quant à Thomson, il avait quelques vigoureuses antipathies, et Mitchell figure en bonne place dans la liste des gens qu'il n'aimait pas. Une de ^es lettres à Mallet contient <;es mots : « Loin de défendre ces deux vers de ma traduction ^ je les « condamne aux derniers abîmes du Tophet poétique depuis « longtemps préparé pour Mitchell, Morrice, Rook, Cooke, Beckingham, et un long etc. ^ » Et, dans une autre lettre à Mallet : « Ce journal Britannique de samedi est plus mépria sable que la langue ne saurait le dire; je soupçonne fort ce* (( imbécile de Mitchell, à demi foudroyé des dieux * ».

1. • Id one of his leUers, in answor lo Ker's (|iicslion whether he w»-^ the auUior of Winter, he (Mitchell) says il was wriUcn by Ibat duli fello"^^ Thomson, who had loug been Ihc sport of thcir club. He says that tlm^ obligations he had lattcrly conferred on him were the best atonemeal fc^î his pétulance lowards un excellent genius. • (J. Ramsay, Scotland an^^ Scohvten, p. 24.)

2. Il a bien raison de ne pas défendre ces deux vers, si, comme il sembla ppobal)le, ce sont ceux par lesquels il traduit le • Me vcro primum » d^ Virjzilc. On en jugera par le début :

u Me may the Muses my suprême delight »

Il cite ces vers ainsi traduits dvTns sa Préface à la 2" édition de « l'Hiver ^ pour montrer que le dcvoùment aux œuvres de la Nature a inspiré ^ VirLMle son style inimitable, « iuspired the rural Virgil to write so inJm' itably ».

3. « Far from dcfending thèse two lines in my translation, I dama thern lo the lowest depth of the poetical Tophet prepared of old for Mitchell* Morrice, Uouk, Cooke, Beckingham, and a long etc. » (Lettre à Mallet, du 2 août 1726.)

Le « long etc. « est en partie complété par une autre liste moins connue. Elle se trouve dans une pièce de vers fort immodestes dont Buchan a vu l'original écrit de la main de Thomson et trouvé dans ses papiers par Andrew .Mitchell. L'exemplaire de .Milford, au British Muséum, en contient une copie en caractères grecs. Uue énumération de poètes ennemis de Pope et de l'auteur y ligure, et comprend ces noms : Ralph, Theobald, Welsted, Mitchell, Cook.

4. • That Brilish Jourual of Inst Saturday is more contemplihle Ihan language can express; 1 suspect that Plnnet-blasted fool Mitchell. * (Lettre à Mallet, sans date, de sept, ou oct. 1726.)

Celte anUpathie est du reste fort naturelle et assez louable. Ce Joseph

Du reste les critiques d'un petit cercle de confrères jaloux ne nuisent en rien au succès du poème. « Tous les gens de « goût, dit Murdoch, cherchaient à connaître Tauteur, et plut sieurs nobles dames se déclarèrent ses protectrices : la com- « tesse de Ilertford, Miss Drelincourt (la future vicomtesse «Prinirose), Mrs. Stanley, d'autres encore. » Déjà dans la société d'hommes tels que Duncan Forbes, Aikman, les Graham et les Montrose, Thomson s'était défait des manières un peu frustes, du langage et de la prononciation exotiques qu'il avait apportés d'Ecosse*. Il acquiert dans le commerce des nobles

^itchen qui a laissé une Iragcdie dont la paternité, dil-on, devrait revenir ilobligeanl Hill (the Fatal Extravagoîice), en vint à être connu comme ' le poète de Sir Rohert Walpole •. 1! n\y avait rien de natteur ni d'hononble dans ce patronage de l'homme d'Etat que Swift appelait : « Bob, lliepoefs foe. - (An EpUlle to Mr. Gay, 1731.)

Quant aux poètes dont les noms accompagnent celui de Mitchell dans les deux listes, ils appartiennent & la même classe d'écrivains de peu de ^lenl et de moins d'honneur. Ralph, un Américain venu à Londres avec Franklin, en 1724, était apte à tout. On le voit journaliste, polémiste, Pamphlétaire, dramaturge, poète et historien. Partisan déclaré de la fac- Uoo du Prince de Galles, Rob. Walpole l'achète à beaux deniers. II ligure *u premier chant de la Dunciad :

« Silepce, ye Wolves, while Ralph to Cyntbia howls And makes the Night hideous! Answer him, ye Owls. »

^ke s était Imprudemment attaqué à Pope en 1725 dans son poème ^^ * la Bataille des Poètes >. 11 publie en 1727 dans le Daily Journal une Wuciion de l'épisode de Thersite, pour montrer les bévues de Pope. ^usgj j^.^.ii g^ place dans la Dunciad. 11 vécut pendant vingt ans des pro- Juils (l'une souscription, qui ne fut jamais close, en vue d'une traduction °^ Piaule. (Voir Pkrby, English Uterature in the xviu"" cent., p. 256.)

^cliingham avait été un jeune prodige et Tait représenter des tragédies

^^^nt l'^ige de vingt ans. Il a aussi écrit un poème sacré traduit du latin

'^'ipin, et est mort à trente ans. « Beckingham and another gentleman

J"^*'ished an accountorthe life of Savage when he was under sentence of

''«Jlli (1727). « (Joa.^soN, Life of Savage.)

. "esaleel Morris est l'auteur de satires sur les traducteurs d'Homère, et ^ ^ombreux articles dans les journaux du temps.

• Breval, Bond, Besaleel, the varlets caught. •

{The Dunciad, B. II, v. 126.)

Voir aussi dans la Dunciad un autre trait à la même adresse, B. IIl, ^- l68.

*. • Duncan Forbes is supposed to hâve aided him in laming his lan- ^^«ge a litlle » (Allan Cunningham). — Forbes était en effet noté pour ^*^Xcellence et la pureté de son anglais. C'était chez les Écossais qualité ^^62 rare pour qu'elle fût signalée quand elle se présentait, comme chez Arbnthnot, le Dr. Armstrong ou sir Gilbert Elliot, le fils de celui que nous »vons vu encourager Thomson enfant. (Voir J. Ramsat, Scotland and the Scotsmenj etc., vol. I, p. 311, 364.)

personnages qui le recherchent et le patronnent ces Ta aisées et simples, également éloignées de Tindiscrétion et servilité, qui lui permettront, sans elTort et sans gaucli pendant tout le reste de sa vie, de traiter sur un pied de laite dignité avec tous, depuis les écrivains besogneux jusqi princes de la famille royale. De ce moment aussi dater relations du poète avec bon nombre d'hommes que nous contrerons désormais mêlés à sa vie : Dodington, qui de un (le ses plus actifs protecteurs ' ; Dyer, le peintre-poc Tauteur de Grongar Hilt, cette œuvre sœur des « Saisons parva licct componere magnis *; Tacteur Quin, peutbien que Fautorité du renseignement soit douteuse ^ ; les pi Young *, Hammond % \Vest°; John Forbes, le lîls du L Advocate '; Robertson, qui nous laissera de si précieux seignements sur son voisin et ami, et qui nous apprend ce moment le poète habite Lancaster Court dans le Strai

1. « Dodington sent his services to Thomson by Dr. Youn^ and di to see him... this wait Iiis first introduction to llial acquaintar {Spence..., by Singer, Mallrt, p. 327.)

2. Thomson fait de lui une mention amicale dans une lettre ù Mal 18 juin. — John Dyer, né probablement la même année que Tho dans les montagnes du pays de Galles, comme notre auteur dans cd rÉcosse, fit paraître aussi en 172G, son célèbre Grongar HUl (sous d'ode irréguliéredans un volume de Mélanges de Sava;?e). I/œuvre > reste bien inférieure ai'- Hiver •» mais elle proctdc d« la même inspir et apporte le même élément nouveau dans la poésie anglaise.

3. « About this timo, I believc, commenced the friendship hc Thomson and Quin. >» {The Seasons wilh an original Life of Thomsi RoB. llRRO.^ PerUi, iVJ3.)

4. Mentionné de fat.'on fort irrévérencieuse dans une lettre à Mal! âaoïH. « 1 hâve not secn thèse rcdections on the Dr.'s <t Installment hear they are as wretched as their subject. The Dr.'s very buckrai run short ou this occasion; his alTected sublimity even fails him down he cornes with no small velocity. •

•6. Hammond, le poêle cléiziaque, le Tibulle anglais, était écuyer du ] de Galles. Thomson avait pour lui une vive affection qui nous a quelques vers émus sur le jeune poète gentilhomuic, mort & trente a

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