‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 236 sur 272 · Ces vers par exemple de Pacte II, se. i · texte numérisé non relu

Ces vers par exemple de Pacte II, se. i

«... Where yon oak With wide aud dusky shade o'erhangs the stream That ^lide3 in silence by, I took luy stand What time the glow-worm Ihro' the dewy palh First shot his twinkling flame ».

Ou ceux-ci dans lesquels le royal fugitif parle de ses enfants :

« ... 0, \\hal safe shade Can skreen their opening blossom from Ihe storm That beats severe on us? Not swceter buds The primrose in tbe vale, nor sooner shrinks Al winter's churlish blast. •

(Acte II, se. II.)

« de la destruction étaient présents et mêlaient à la trame

€ leur puissance maudite; et toujours les sœurs chantaient : « Répands, ô étendard, répands sur nos ennemis cette « ruine M »

Ils pouvaient surtout, au milieu de reffervescence du sentiment national, au moment où se préparaient les expéditions de Vernon et d'Anson, applaudir à Tex pression de ce patriotisme ardent et violent qui emplit et soutient ces deux actes. C'est lui qui, après tant de pages d'une rhétorique justement oubliée, a inspiré les six strophes immortelles de « i?w/e, Bntannia. » Le succès de ces vers fut immédiat et il fut prodigieux. Dès les premières représentations d' a Alfred » la faveur populaire s'attacha à ce chant. Les Anglais n'ont cessé depuis de l'associer à toutes les manifestations de leur orgueil national. Il restera, comme le dit Southey, a l'hymne politique de l'An- € gleterre aussi longtemps qu'elle saura maintenir sa puissance « politique îd. Il mérite cette haute fortune. Au contraire de ce qui s'est passé pour notre chant national, où l'élan de la musique emporte des stances dont la violence déclamatoire paraîtrait en elle-même bien froide, dans Thymne britannique la musique fait un accompagnement grave et sobre aux paroles. Et celles-ci, sans trop d'emphase, traduisent cette fierté qu'inspire au peuple anglais sa glorieuse histoire. Tous ses titres d'honneur sont rappelés l'un après l'autre : la liberté politique d'abord qui, pendant tant de siècles, a fait de l'Angleterre une si étrange anomalie parmi les nations de l'Europe, puis la gloire militaire, la richesse due à l'agriculture et au commerce, la splendeur d'une admirable littérature, la beauté même des femmes de l'île heureuse, et le cou-

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