‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 50 sur 272 · La future duchesse de Brunswick · texte numérisé non relu

La future duchesse de Brunswick

4. 11 donnait, à Leicester-House, sa résidence de Londres, des représentations où ses enfants étaient les acteurs. Ainsi Tannée précédente ^vail-on joué Caton. Le prince George, le futur (îleorge 111, y jouait le principal rôle et y débitait un prologue où Pou avait introduit des allumions aux(|uelles n'avait pu songer Addison.

5. Hill à qui les deux amis avaient soumis leur projet de Masque fait ^ette critique judicieuse : • .... The bu>incss will, I fear, be thought too ihin for the occasion ;....itianguii»hes for wantof action.... » (Lettre à Mallet, Uill's Works, p. 147.) — Les auteurs eurent le bon sens de reconnoitre la Justesse du reproche. (Voir Hill à Mallet, le 13 janvier HU. Hill's Works^

G. GrAce à Tinfluence de Thomson et de Lytieltou, Quin était devenu

lacteur favori du Prince de Galles. {The Thespian Diclionanj, arL Quin.)

■ 7. On ne sait en elTel exactement si la musique de Rulej Brilannia

doit être attribuée À Arne ou à Handel. On peut voir à ce sujet les notes

elle était destinée. Le Prince en ordonna pour le lendemain une seconde représentation '. Le grand public, à qui elle fut soumise quelques années plus tard, sous diiïérentes formes, u^ semble pas lui avoir ftut mauvais accueil *. Mais pour nous, qui ne savons plus goûter les cbarmes par lesquels elle a pu ^^ recommander aux contemporains, la pièce ne mériterait p^^ d'être sauvée de l'oubli, si elle ne contenait le chant famec^^ Rule Briiannui, On trouvera, exposés dans une autre part ^^ de cette étude, les motifs pour lesquels nous attribuons ^ Thomson, plutôt qu'à son collaborateur, la paternité de cet ode qui assure à son auteur un rang parmi les poètes lyriques

échangées dans Noies and Queries par Mr. Cliappelet Mr. Juliao Marshal (.V. and Q., T série, vol. II, p. 132, p. 410; vol. IV, p. 152.)

Les deux adversaires négligent dans leur argumentation un point qi serait important. Ils s'occupcut des éditions de 1151 et 1753, et de la ini sique écrite pour cette adaptation. Or le titre de la publication de 1153 d formellement que toute la musique en est nouvelle sauf deux ou tro airs que le public avait d6s Torigine adoptes (voir notre bibliugr.). Iles infiniment probable que celui de liule, Britannia était du nombre, la question se ramène à savoir quel est, de Arne et de H&ndel, celui qi put composer la musique d'Alfred, non pas en 1751, mais en 1740.

1. 11 est rendu compte de la fête et des deux représentations dans f ^ London Daily Post and General Adverliser du 2 et du 5 août 1740- Thomson y est seul indiqué comme auteur.

2. En {"ii'ô, Alfred îiii transformé eu opéra par le Dr. Arne pour la scèae de Covcnt-Cîarden, et, la même année, en un « drame musical • pour la scène de Drury-Lane (M. Cliappel, Notea and Queries, 26 novembre 1886). Après la mort de Thomson, Mallet voulut tirer parti de Tœuvre commune, et fit jouer le manque, considérablemeut modifié, à Drury-Lane, en n51| « avec grand succès », dit Shiels qui écrit très pou temps après la représentation. 11 est vrai que la liibliot/rapfiia Dramalica dit au contraire (1812) : « thougli exccllently performed, it was not very successfui •. Le prologue était écrit par le comte de Cork. Bolingbroke avait fourni pour le clianl llule lirilannia trois strophes nouvelles qu*a reproduites Davies dans sa Vie de Garrick (vol. II, p. 38, 39). Johnson raconte (Vie de Thomson) que Mallet décida Garrick à recevoir et à jouer le masque, eo lui promettant • de réserver une [liche pour le Roscius du siècle • dans cette biographie du duc de Marlborough qu'il était toujours à la veille de publier et qu*il ne semble pas avoir jumais commencée. — Enfin, en 1773, Garrick fit subir à la pièce une dernière transformation et la joua comme tragédie.

3. Alfred fut publié en 1740 par Millar, en un format in-R. En 1751, 1753 et 1754 paraissent des éditions du texte remanié par Mallet, et en 1773 l'édition de Garrick. Dans Pintervalle le texte original avait reparu dans la belle édition des œuvres de Thomson que donnèrent, en 1762, Murdoch et Millar. Nous n'avons pu vérifier quel est le texte reproduit par l'édition publiée en 1781.

Dans la correspondance de IJill, trois lettres adressées à Mallet se rapportent au masque d'Alfred, L'officieux critique y olTre des conseils, et y

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