‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 55 sur 272 · Il devint en effet ministre d'Angleterre à Berlin · texte numérisé non relu

Il devint en effet ministre d'Angleterre à Berlin

3. « Though the Doctor increases in business, he does not decrease in spleen, but ihere is a certain kind of spleen Ihat is both humane and agreeable, like Jacques [sic) in the play. •

4. Ces voyages ont lieu à Tété de 1743, à l'automne de 1146 et 1747. Un autre était convenu pour l'année 1748. — Shenstone confirme ces indications dans une note manuscrite tracée sur son exemplaire des « Saisons ».

deux amis. Le poète, nous l'avons dit, aimait à se promei dans Tadmirable parc de Richmond. Lytteltôn, qui en av une clef, l'avait mise à sa disposition; puis, il s'était vu a traint par les plaintes des jardiniers et par la demande de duchesse de Bridgewater, à reprendre la clef pour la donne la noble dame. Thomson proteste vainement, se croyant, dit les mêmes droits que les rossignols à jouir de ces beaux j dins. Lytteltôn lui fait entendre raison et le console dans termes les plus affectueux *. 11 lui donne en même temps n dez-vous pour l'emmener, quelques jours plus tard, en cha de poste, faire une visite à Mrs. Stanley. Un autre passi exprime des remercîments pour le rhum envoyé par Thoms (et sans doute reçu par celui-ci de Paterson). Il annonce retour l'arrivée prochaine à Kew-Lane d'un cadeau de vin Bordeaux.

Mais ces rapports de cordialité simple et enjouée savai aussi être élevés et graves. Lytteltôn qui s'était montré dans jeunesse irréligieux, comme le demandait alors le bon toi avait trouvé son chemin de Damas, grâce à Gilbert West, et £ c Observations sur la Résurrection » ^. Avec la ferveur d néophyte, il s'efforçait de ramener à la foi chrétienne Thoins qui, depuis bien des années, s'était arrêté à la religiosité s( timentale d'une philosophie assez vague. Lytteltôn, faisant al sion à la perte de sa jeune femme *, écrivait à son ami : « M « refuge et ma consolation, c'est la philosophie — la philo! c phie chrétienne dont je désire ardemment vous voir deve « comme moi un adepte.... Je vous ai envoyé une brochure î

1. Lyttellon à Thomson, lettre du 21 mai 1147. (Dans Piiillimo Memoirs, vol. I, p. 131.)

2. Il avait imité les Lettres persanes (Letters from a Persian in Lon to his Friend at Ispahan) en conservant non seulement le cadre de Mon quicu, mais aussi la liberté des peintures, et l'audacieuse raillerie choses religieuses.

3. Gilbert West who, you say, first led yourway to trulh. ■ (Le

de Pelham à Lytteltoo, du il juillet 1141, dans PHiLLi3iORB*s3femotr.« of ï tel ton,)

4. Le 19 janvier 1147. Il avait épousé Lucy, fille de Hugh Fortes Esq., de Filleigh, comté de De von, en juin 174*2. Il avait à cette occas reçu de Chesterfleld une lettre de félicitations (Balh, 19 juin) où n relevons le passage suivant : « To wish you joy were frivolous, iha certain and présent, but whenever that does décline,... mayall ils swt nées turn to strength, or, as Thompson {sic) say s, may il mellow i friendship. » (Phillimore*s Memoirs of Lytteltôn,)

YIB A RICHMOND. 187

c un sujet qui y touche et dont nous avons autrefois causé. Je t'ai écrite à Kew-Lane Tannée dernière, et Tai écrite particu- I lièrementen vue de répondre à vos doutes. Vous y avez donc c un double droit. Je prie Dieu que le traité vous paraisse aussi € convaincant qu'à moi-même et qu'il vous amène à la foi du I chrétien, vous qui en avez le cœur *. i& C'est donc pour l'édification de notre poète que Ly ttelton écrivit ces a Observations sur la conversion et l'apostolat de saint Paul ]» dont Johnson tait un chaleureux éloge, et où il voit une irréfutable apologie du christianisme >. Lyttelton était persuadé que sa dialectique avait eu raison de l'incrédulité de Thomson. Dans une lettre écrite peu de jours après la mort du poète, il unit de façon assez touchante le souvenir de sa femme et celui de son ami : «i II ( aimait ma Lucie, et il était aimé d'elle. J'espère, plein de ( confiance en la bonté divine, qu'ils sont maintenant réunis

< dans une vie beaucoup plus heureuse '. d Et dans une autre lettre de la même année, il s'exprime ainsi : a Thomson, je le

* crois sincèrement, est mort en chrétien. S'il avait vécu plus

< longtemps, je ne doute pas qu'il n*eût ouvertement déclaré

< sa foi, car le courage ne lui manquait pas pour faire ce qu'il

< croyait être bien. Son esprit avait été fort embarrassé de

< doutes que mon livre sur saint Paul (j'ai le bonheur de le

< croire) avait entièrement dissipés. Il me l'a dit lui-même, et ^ l'a, dans sa maladie, déclaré à d'autres. — Quant au cœur

* d'un chrétien, il l'avait toujours eu à un degré de perfection

* qu'ont atteint peu d'hommes, à ma connaissance \... t^

^' Philu3iorb*s Memoirs and Correspondence of LytlelloUy vol. I, p. 307. ^' ioHNsofi, Life of Lyttelton.

Page 1