‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 57 sur 272 · Mr. Bell suivit le conseil · texte numérisé non relu

Mr. Bell suivit le conseil

4. Thomson y rencontra Pitt, qui était aussi un des hôtes de Hagley & ce moment. C'est ce que nous apprend la correspondance de Lyttelton. (Lettre à George Grenville, sept. n47.)

5. C'était le domaine à rembellissement duquel Shenstone consacra plusieurs années et toute sa fortune. Il Pavait acheté en 1145, et devait être, au moment de cette visite de Thomson, dans toute la fièvre et l'enthousiasme des premières transformations qu'il y avait opérées. H y avait ménagé des surprises, des points de vue, des accidents pittoresques, des chutes d'eau et jusqu'à des paysages sauvages. On peut lire une description minutieuse de toutes ces merveilles dans le premier des deux volumes consacrés & Shenstone dans la Collection des poètes de Dell.

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enstone en voulut perpétuer le souvenir. Il plaça une iption commémorative dans celle des parties de son re parc pour laquelle Thomson avait manifesté le plus liration '.

int à l'auteur des «i Saisons i», très épris, lui aussi, de son i de Kew-Lane, il avait le bon goût de n'y pas rechercher fTets extraordinaires. Il laissait aux grands parcs des igton, des Cobham ', des Ly ttelton et des Shenstone leurs ges compliqués et truqués. Il n'était pas tenté d'imiter 3rveilles de la « grotte » où Pope avait accumulé coquilles ailles. Il estimait sans doute que la nature s'entend mieux i main des hommes à l'agencement de sites pittoresques.

e coin préféré de ThomBon était une petite vallée qui portait le e « Virgirs Grove ». A rentrée se dressait un obélisque avec cette )tioD :

« P. Virgilio Maroni Lapis iste cum luco sacer esto. •

édicace à Thomson était :

« Celeberrimo Poets lacobo Thomson, Prope fontes illi non fastiditos G. S.

Sedem banc ornavit.

Quœ tibi, qus tali reddam pro carminé dona? Nam neque me tantum venientis sibilus austri, Nec percussa juvant fluctu tam littora, nec quœ Saxosas inter decurrunt flumina valles. •

istone a fait plus d*une allusion à Thomson^ à sa visite, à son admides Leasowes, et au siège consacré à l'auteur des « Saisons •.

• Say Thomson hère was wont to rest, For him yon vemal seat I drest

Ah ! never to return !

In place of wit, and melling strain And social mirlh, it now remains

To weep beside his urn. »

{Pastoral ode, to R. Ly ttelton.)

ncore, dans une ode adressée à Wil. Lyttcllon :

« He is gone, whose montai strain Could wit and mirth refine. »

owe, « the fair majestic paradise of Stowe n {Autumn, v. 1042), avait posé par sir Richard Temple, plus tard Lord Cobham. Les arbres nt plantés en lignes régulières, les allées et les pelouses tracées en droites, à la française, et « buttoned up •, comme dit H. Walpole» temples and statues ••

Son sentiment profond de la beauté simple des choses s'accommodait mal du luxe des ornements architecturaux, et de ce style sentimental qui sévissait jusque sur les jardiniers. Il ne demandait à son lopin de terre que ce qu'on peut réclamer d'un honnête jardin : de l'ombre et des fleurs. Mais il l'aimait dans sa fraîche modestie. Il le faisait soigner par un de ses cousins; il s'en occupait lui-même avec passion '; il en ava.it doublé l'étendue en y ajoutant deux champs voisins '. 11 ^' vivait, on peut le dire, à toute heure du jour, puisque ^^ maison, haute d'un unique étage, était entièrement entourée ^3t comme pénétrée partout de plantes et de verdures '. Il cuit- ^' vait toutes ces fleurs d'Angleterre dont il a décrit les charm dans des pages parfumées de senteurs et comme mouillées rosée *. Il demandait en outre à Paterson de lui envoyer qui ques semences de fleurs des Antilles qui pourraient au moi s'épanouir l'été sous le ciel du Nord, ou vivre, à force précautions, dans une serre chaude.

1. « I am such a genuine lover of gardening. • (Lettre à Patersc avril 1748.)

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