Naiton, 2"* September
« My dearest J. •
• You wiU hâve the most unwelcome news of the death of our dear 'riend. I received it only ihis morning, and must own that nolhing »«* Hfe bas ever more shocked and aiïecled me; il makes such a gap, ^ the Dr. in bis letter to me calls it, in the circle of our. acquaiulance a» nolhing can repair; yet we must bear this and everything else in hfe tilï >^e ourselves are released. My first concern, dear F., after I was able 10 recolJect myself from Ihe shock, was the pain and misery it must give yo""* affectionate heart, and which nolhing but lime can alieviatc.... • (Murdoch to John Forbes.)
nsé, toujours plein de sympathie*. » Andrew Millar venait lire en Ecosse un agréable voyage quand il reçut la nouî. « ...Je ne puis plus agir ni penser, écrit-il, car, le ar même de mon retour, on a enterré notre cher ami lomson. A quel point cela a détruit toute ma joie, vous le ntez mieux que personne, vous qui le connaissiez bien et viez combien je l'aimais'. » Un mois plus tard, George Lyt- )n s'exprimait ainsi sur le même sujet : « Il a plu à la Prodence de m'affliger récemment d*un nouveau coup par la ort soudaine de ce pauvre Mr. Thomson. C'était un des meilurs et des plus aimés parmi mes amis^ n Et Shenstone qui connaissait que depuis peu de temps le poète défunt, se
« Ipswich, 3*^** Septembor, 1718.
• My dearest Forbes.
Uthotigh I wrote you but two posts ago, I cannot let pass any opportuof conversing with you, now 1 know you to be oppressed wilh Uie est melancholy, and in need of ail the consolation your friends can
• But, alas! what can I say? who niyself as much stand in need of a 'orter. We bave lost, my dear Forbes, our old, tried, amiable, open, hunest-hearted Thomson, whom we hâve never parted from but illingly, and never met, but with fresh transport; whoui we found
thc same delightful companion, the most faithrul depository of our >st thou^hts, and the same sensible sympatiiizing adviser.... »
u 10<i> Suptember, 1748. »
• Dear Sir,
thank God we ail arrived safe hère, after a most agreeablc journey. ever since 1 bave never bcen able to act or think, for that very inp our dear frlend Thomson was buried. How il dampt ail my joy, who knew him well and how I loved him can best feel. 1 rcally was ibie to Write you, and if thc enclosed had not come last night, I tion if I should now. »
^Ir. Mitcheil spent the evening with me, we remembered you kindly ill PurvivîDg friends. Poor Mr. Lyttelton is iu great grief, as indeed n bis friends, and even those that did not know him; but 1 can add ng to thc enclosed, and thereforc shall leave that melancholy subject , but to him full of joy, on which account we ought to submit. >
(Andrew Millar to John Forbes.)
Jtcs ces lettres, Mitcheil à Miirdoch, Ârmstrong à Murdoch, Murdoch illar à J. Forbes, ont été publiées en 1815 dans les CuUoden Papers.
• .... It bas plcased his providence to afnict me lately with a ncw e in thc sudden dealh of poor Mr. Thomson, oue of the best and beloved of my friends. He loved my Lucy too, and was loved by I hope and trust in the Divine Goodness that they are now together mnch happier state : that is my consolation, that is my support. • ttelton à Doddridge, 30 septembre 1748.) Puillimoke's Memoirs^ vol. I.
déclarait aussi péniblement frappé que si leur affection Tun pour Tautre eût été vieille de bien des années *.
Quelles plus belles funérailles auraient pu faire au mort ainsi pleuré des pompes fastueuses? Ses restes furent portés, pai une calme et mélancolique soirée de la fin d'août ', le long des chemins ombragés qu'il avait si souvent parcourus, jusqu'au sommet de la colline de Richmond. Quelques amis les suivaient : Robertson, Quin, Mallet, sans doute aussi Mitchell et Ârmstrong '. Le corps fut déposé dans le cimetière qui entoure réglisc paroissiale, et d'où la vue embrassait alors un vaste et riant panorama que le poète a un jour décrit avec enthousiasme *. L'antique église de Sainte-Marie-Madeleine ne se voit plus aujourd'hui, comme la voyait Collins, du milieu de la Tamise; trop de maisons se sont entassées autour d'elle. Et les amirateurs de Thomson qui pénètrent dans le vieux cimetière humide et triste, cherchent en vain, parmi les dalles moisies et disjointes, la pierre funéraire du poète. Dans des travaux de réparation et d'agrandissement de l'église, un mur a été cens truit en partie au-dessus de sa tombe *. Mais l'auteur des « Sai sons ]> n'a pas besoin, lui non plus, a du labeur d'un siècle & pierres accumulées ». a II s'est bâti un monument », comrn disait Milton, son maître, parlant du plus grand des poètes c dans notre admiration ^ » qui ne finira pas, et aussi dans l's fection de ses amis qui fut durable et pieusement active.
4. « Poor Mr. Thomson, Mr. Pitt tells me, is dead. He was to hâve be^ al Hagley this week, and Ihen I should probably bave seen him hcre. it is I \vill erect an urn in Virgifs Grove to bis memory. I was really much shocked lo hear of bis death as if I had known him and loved h. a number of years. God knows I leun on a very few friends, and if llv drop me, I become a wretch«d mi9antbrof)e. » (Lettre du 3 septembre 17ii