‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 63 sur 272 · Epitaph on Mr. Thomson · texte numérisé non relu

Epitaph on Mr. Thomson

• Otbers to marble may their glory owe, And boast those honours Sculpture can bestow; Short-liv'd renown! that every moment must Siuk with its emblem, and consume to dust! But Thomson needs no artist to engrave, From dumb oblivion no device to save; Such Yulgar aids let names inferior ask; Nature for him assumes herself the task ; The Seasona are bis monuments of famé, With them to flourish, as from them it came. >

(Jobusor's LiveXy etc., Thomson*s Works; vol. lv, p. 185.)

^* Nous avons cité déjà (voir p. 161, n. 1.) une strophe consacrée à Thomson dans 1\ Ode Pastorale • adressée à l'honorable sir Richard Lvttelton. Dans I ^ Vers adressés vers la fln de l'année 1748 à William Lyttelton esq. ^ treize dernières strophes sont consacrées au souvenir du poète des * Saisons »; la première étant :

« Though Thomson, sweet descriptive bard!

Inspiring Autumn sung; Yet how should we the months regard, . That stopp'd bis flowing tongue? >

^^ ** dernière :

• But no kind suns will bid me share,

Once more, bis social hour; Ah Spring! thou never canst repair

This loss to Damon's bower. •

p ^ous apprenons de ces vers que les relations d'amitié de Thomson avec ^rge Lyttelton s'étendaient au père et au frère de celui-ci. ^ peut s'étonner que Mallet, le compagnon et l'ami depuis trente ans

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les années qui suivirent, nombreux ont été les hommages rendus par les poètes à Thomson \ jusqu'au jour où sa gloire

le poète disert et facile, ne prenne point part à ce concert de poétiques lamentations. Peut-être pouvons-nous, malgré le silence des biographes sur ce point, rapporter au souvenir de Thomson certaine «Ode funéraire* qui imite le rythme de Tode célèbre de Dryden, et dont quelques parties conviendraient heureusement h Tauteur des « Saisons » ; témoin cette fin de la dernière strophe :

« God is just.

And man most happy, when he dies !

Uis winter past,

Fair spring at last Receives him on her flowery shore;

Where Pleasure's rose

Imraortal blows.

And sin and sorrow are no more. >

(JoHivso.Vs Poets, vol. 63, p. 150, i51.)

1. VoiiM quelques-uns au moins de ces hommages de la Muse anglaise.

En 1163 paraissait « Genius and Valour, a Scotch Pastoral », Becket, 1/6. Un passage nous montre les quatre Saisons apparaissant à Thoaison et rinvitant, comme les trois déesses du mont Ida, à décerner à l'une d'elles la palme de la beauté. Nous nous bornerons à citer quelques vers :

« First Spring addresses the libéral boy. Her naked charms, like Venus, to disclose, Spring from her bosom threw the shadowing rose: BarM the pure snow that feeds the lover's fire, The breast that Ihrilis wilh exquisite désire; ÂssumM the tender smile, the melting eye, The brealh fuvonian, and the yielding sigh; One beauteons hand a wilding's blossom grac'd, And one cnfulded half her zoneless waist. » (Voir sur cette pièce The Monthbj Review, vol. 28, p. 398.)

En 1713 est publiée • A poetical Epistle to Christopher Anstey Esq., on ihe Englibh poets, chieHy those vvho hâve wrilten in Blank verse, in-4. Wilkie. • On y lit sur Thomson :

• .... Next Thomson came, Hc, curions bard, examin'd every drop That glistens on the lliorn; each leaf survey'd Which Autumn from the rustling fores t shakes, And mark'd ils shape, and trac'd in the rude wind Us eddying motion : Nature in his hand A pencil, dip'd in her own colours, plac'd, Wilh which the ever fuilhful copyist drew Each feature in proportion just. Had Art But soflen'd the hard Unes, and mellow'd down The glaring tints, not Mincio's self would roll A prouder stream than Caledonian Tweed. »

(Voir The Monthly Review, vol. 48, p. 147, 148.)

La même revue nous fournit un extrait des - Poems, by the Author of

a été proclamée par quelques-uns des plus grands. parmi les

The Sentimental Sailor » in-4, Dilly, publiés en 1774. Ce sont quarante vers dont nous citons les premiers seulement :

• To usher in Ihe smiling years, Naturels gentlc bard appearsl Descriptive Thomsoo! on thy head Every Muse sweel influence shed. »

(Monthly Review, vol. 51, p. 342.)

Datée de Kelso, septembre 1788, est la pièce suivante où se reflète clairement rinfluence de TOde de CoUins :

Eden Streams :

To the Memory of Thomson.

By Dr. Trottkr.

Te youlhs that haunt the Tiviot's side,

Or sport along the silver Tweed, What vales delight, what fates divide,

What charms awake my Jamie's reed!

' To Eltrick braes perhaps he*s fled,

'Midst foresl flowers bis laurel beams; Or haply stretch'd by sylvan Jed,

He pipes no more by Eden*s streams.

To Leader haughs 1*11 gladly stray,

If chance he roves through Cowdenknows, Though sweet their broom, and haughs so gay,

ril lead him back where Kden flows.

Or like the maid on Yarrow's si<Ie,

ru seek my love in frantic druams; Her*s was the Yarrow's early pride.

And mine the boast of Eden*s streams.

Then mourn, thou dear deserled flood,

Go murmur to thy banks along, And sigh, soft Echo of the wood,

For thou no more shalt hear his song. Those sweets are fled that loiter'd hère,

The seasons's face in sorrow seems; Those notes he warbled smoolh and clear

Are heard no more on Eden*s streams.

Yct soft in thèse neglected shades,

That nurs*d the Poet of the year, Shall Fancy, Icd by sylvan maids,

And meek-eyed memory, shed the tear; While glides that wave wilh willows crown'd,

Beueath pale Cynthia's evening bcams, Gay youth and geuii, hoverint? round,

Shall deck his lover on Eden's streams. •

Nous avons tronvé cette pièce dans un recueil de Thomsoniana formé par un érudit d'Edimbourg, Mr. James Maidment; aucune indication ne

maîtres de Tâge nouveau, par Wordsworth et par Bums *. Pendant que se jouait « Coriolan d qui atteignit le chiffre de

nous fait savoir de quel journal ou de quelle revue le morceau est extrait Dans les Poèmes de Langhorne, les Fables of Flora dédiés & la comtesse

de Hcrlford contiennent une pièce où figure le poète des « Saisons». Cest

la dixième fable, «The Wilding and the Broom >. L*auteur y évoque Hamiltoo (of Bungour) et ThomsoD.

u And oh! that he whose gentle breast

In nature's softest mould was made, Who left lier smiling work imprest

In characters that caoDot fade; That he might leave his lowly shrine,

Though softer there the Seasuns fall — They corne, the sons of verse divine,

They corne to fancy^s magie call. >.

Et ce sont en eiïet Thomson et Ilamilton qui célèbrent et qui comP^ rcnt les mérites du sauvageon couvert de fruits, et du brillant mais inu^'*7 genêt, dans un langage qui se propose d'imiter celui des deux poètes. (Von Johnso.n's Poets, Laughorne, vol. LXXI, p. 347.)

L'abbaye de Dryburgh, que Thomson enfant avait bien connue, était' résidence des comtes de Buchan, et, vers la fin du xviue siècle, avait, so^^ le goût du temps, son temple des Muses. Une inscription en vers y »* consacrée à Thomson le 10 novembre 1191, et plus tard imprimée ^*frais de Buchan, le biographe de notre poète. L'auteur était le Rév. J(>^ Richmond, ministre de cette paroisse de Southdean où s^élait écoulée T*^ fance du poète. Nous n'en donnerons qu'un bref échantillon :

« 0 pensive Autumn! how 1 grieve Thy sorrowinp face to see!

\ViiL>n ian^iiid suns are laking leave or every droopiug tree. ■

l. Nous ne rappellerons pas les vers où Burns revendique fièremeut pc7 rÉcosse la gloire d'avoir donné naissance & Thomson. Ils sont plus faci ^ a trouver que ceux des poètes ignorés que nous venons de citer. Ils fur*^ composés pour une de ces commémorations annuelles de la naissance * poète dont nous parlerons, et qui furent l'occasion de véritables voIudus de vers à la mémoire de Tauteur des « Saisons ».

L'hommage rendu par Wordsworth se trouve surtout dans l'influer"» indéniable, mal^Té tant d'oppositions, du vieux poète sur son grand s *cesseur. Wordsworth a rarement fait mention expresse de Thomson, une fois au moins, ce fut pour l'attaquer violemment. L'injustice et P ^ reur du critique peuvent être pardonnes au poète qui a, dans quelii ^ vers toucliauts, réuni le souvenir de Collins et celui de Thomson; et ci < dans une fantaisie très heureuse, imitant exactement la manière et. style de l'auteur du • Château >, a, comme lui, enchâssé dans quel<|Li< strophes spcusérieunes le portrait de deux de ses amis. — Voir • Poe ni written in youlh : Rcmcmbrance of Collin^j composée upon the Thamei near Richmond » ; cl ■ Poems founded on the AlTections : Stanzas vcrt/i^ on my pocket'Copy of Thomson' s Castle of Indolence •.

Nous no songeons pas à relever tout ce qu'on pourrait trouver d^a/iu-

if représentations, Millar publiait le texte de la tragédie, et lonçait en même temps une édition dss œuvres complètes maître en trois volumes *. Lyttelton de son côté poussait \ loin son zèle d'ami soucieux de la bonne renommée du te. Thomson lui avait, parait-il, confié la mission de revoir ore ce texte des c Saisons i> qu'il avait lui-même si souvent i laborieusement remanié. L'exécuteur testamentaire publia

s à Thomson dans la poésie de notre siècle. Nous nous bornerons -è r deax morceaux.

Maidment a trouvé dans une publication dont il ne nous donne pas itre, et à la date de janvier 1819, ces quelques vers : On a French -pièce, ornamented with Thompson^s Bu^t and Lyre,

• To teach old Time an equal pace

Should be the artistes care; But every Season speeds his race,

If Thompson*s lyre is there.

Fond workman ! — humbler minstrelsy

Might regulale thy chime — The Bard of immortality

Need take no note of Time. »

ans le parc de Bichmond, sur le sommet d^me colline qui domine le rs de la Tamise, un êcriteau est lixé sur un arbre, et l'on y lit ces

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