NatureV above art in that respect
(King Lear, acte IV, se. vi, v. 86.)
«. The Life of King Henry F, acte II, se. m, v. 17. — Sur le rôle de la
Edmuzid Spenser.
A côté du grand peintre de l'humanité, voici, dans le glorieux épanouissement de la Renaissance anglaise, un poète bien différent. Nous ne chercherons pas chez lui cet équilibre du pouvoir d'observer et de Timagination inventive qui fait de Shakespeare un phénomène unique. Spenser ne prend à la réalité sensible que les éléments de ses créations idéales. Pour alimenter chez lui un intarissable bouillonnement de visions et d'images, il suffira des souvenirs de l'antiquité classique et d'un minimum de formes et de couleurs. Son œuvre dous transporte dans un autre monde que celui qui nous entoure, et que Shakespeare a dépeint. Sous la magie de ses vers, luimême a pris soin de nous dire ce qui se trouve. Ce n'est < que a l'illusion d'une peinture, — et nul de ceux qui respirent l'air « de la vie ne sait — où se trouve cet heureux pays des Fées a — que je célèbre tant et ne montre nulle part > ».
Entendons par là qu'il ne le fixe en aucun point de la terre Mais il ne se lasse pas de nous le montrer. Les descriptions d€ paysages se pressent dans son poème aussi nombreuses qu< celles des êtres animés *; il ne s'y arrête pas avec une moindr
nature daus le théAtrc de Shakespeare, M. de Laprade a écrit quelque lignes, où sans doute le sujet n'est pas creusé profondément et où man queut los « documents ». Mais la sym|)athie et Tadmiration de l'auteu lui dictent d'éloquentes et péuêtrantes observations qui sont un honneu pour la critique fran^*aise. Voir la préface aux Symphonies, p. 14, 13.