But, full of Pire and greedy hardiment
The youlhfull knighl would not for ought bc staide; But forlh unto the darksome hole he went. And lookcd iu. His glislering armor made A litlle glooming li^ht, much like a shade; By Nvhich he saw the ugly monsler plaine. »
{The Faerie Queene, Bk. I, canto I, str. xn'.)
Leigh Ilunt (hnaf/ination and Fancy) a remarqué la prédilection du poète pour ces eiïets savants de lumière. On pourrait citer encore cette caverne de Mammon qui n'est éclairée que par les vagues reflets de Ter qui en forme les murs, le sol et la voûte :
« Both roofe, and floore, and walls, were ail of gold, But overgrowne with dust and old decay. And hid in darkenes, that none could behold The hew thereoT; for vew of cherefull day Did never in Ihal house it selfe display, But a faint shadow of unccrtein lighl : Such as a lamp, whose life does fade away, Or as the Moone, cloathed with clowdy night, Does show to him that walkes in feare and sad aOright. » {The Faerie Qneene^ Bk. II, canto VII, str. xxix.)
Au premier de ces exemples on peut opposer cet autre cfTet d'une armure
réfléchissant l'éclat du plein soleil :
« One in hright armes embattciled full stroDg That, as the Sunny beamcs do glauQce and gl^de Upon the trcmbling wave, so shincd bright, And round about him threw forlh sparkling fire, That secmd him to cnflame on every side. »
{The Faerie Queene, Bk. II, canto V, str. u.)
\ vérité que revêtent les invraisemblables créatures de la Reine des Fées ». Or cette vérité-là peut suffire. Réunissez s architectures les pins artificielles, les groupements d'arbres, e collines et de nappes d'eau les plus factices, les anachroismes les plus criants de costumes et de personnages, le riche nveloppement de la lumière atténuera tous les disparates et, ur une toile de Claude, donnera à des scènes imaginaires un cachet de sincérité et de vraisemblance. C'est au même titre lue Spenser peut être considéré comme un grand paysagiste. Par un autre point encore cet enfant de Londres, ce poète de cour, touche à la nature. S'il ne nous a pas donné la peinture fidèle des grandes scènes du monde visible, des grands personnages de la réalité extérieure, jamais poète n'a fait plus large place à toutes ces choses gracieuses, douces et souriantes qui charment également les dieux païens et les villageois, et qui peuvent être mêlées, sans qu'il soit besoin de les modifier, aux rêveries les plus idéales. C'est à tout le poème de la « Heine des Fées b que nous pouvons appliquer ce qu'il dit lui-même du <( Bosquet de Bonheur ^ » : « Les oiseaux et les « voix, les instruments, les murmures du vent et de l'eau, tout « y forme harmonie ». Avec quelle profusion aussi les ileurs y croissent! Non pas la fleur symbolique du moyen âge, mais celles qu'il a vues en effet dans les campagnes d'Angleterre, et sur les bords de la Mulla. Elles parsèment ces clairières ï^ondées de lumière, où se déroulent ses nobles visions; elles ^^ sont pas moins nombreuses sur l'épais tapis des forêts; -^les tombent en pluie et se mêlent aux cheveux des jeunes ^lles qui fuient sous la ramée*; elles parfument l'eau où se ^^igne Chrysogone 3; Vénus les répand à pleines mains sur la [^ï^taine où Adonis rafraîchit ses membres fatigués * ; et, quand Occasion s'en offre, le poète réunit en une gerbe brillante ^Ule fleurs qu'il se plaît à décrire ou à nommer l'une après