Were 1 lo give thee baptisme, I woM chuso
To christen Ihee, the Bride, Ihe Bashfull Muse,
Or Muse of Roses. »
(Hesperides. To his Muse.)
«• Il faul bien justifier ce que ces remarques comportent de critique :
« Besides, the childhood of the day has kept Against you corne, some orient pearls unwept :
Come, and receive Ihem while the lighl
Hangs on the dew-locks of the night :
And Titan on the easlern hi!l
Retires himselfe, or else stands still Till you corne forth. -
Ce n*est pas le moins charmant des passages descriptifs qui abondent )ns ce chef-d'œuvre exquis : Corinna^s ffoing a Maying. Mais n'est-il pas *ai que la nature y joue un rôle de fantaisie? Le poète erotique est sans ^ute ici parfait; le poète descriptif, au contraire, cesse d*ôtre sincère quand nous montre faurore, les plantes, la rosée, le dieu du soleil lui-môme «servis au caprice de Tindolentc Corinne.
Ou encore, on peut regretter la présence dans Técrin de ces bijoux prceux, de plus d'une pièce trop ingénieuse, où la virtuosité de Tartiste ilègueau second plan la nature k\\\\ lui fournit un sujet. 11 ne se contente is de chanter les fleurs; il veut aussi nous apprendre pourquoi les roses )nt ronges, les lis blancs, on les primroses vertes. Los pièces un peu laniérécs, sentant la poudre et le fard, où il nons fournit ainsi les • causes es choses • ne valent pas un vers, un mot d'émolion simple comme 1 en sait aussi trouver :
• Foilow me weeping to my turfe, and there Lel fall a primrose, and with il a teare. »
. {ToPeriUa.)
eussions politiques et religieuses. Peut-être eût*ce été l*aboùtissemcnt naturel du mouvement que nous avons plus haut noté. La pensée, sous la forme de raisonnements et d'exposés didactiques, tendait à passer de plus en plus au premier plan. Le poème descriptif par excellence de la période qui prêche la révolution, c*est le Coopevs HUl de Denham. Les digressions sentimentales y occupent autant de place que la peinture des choses, et la réflexion morale y est une plus puissante source d'inspiration que la jouissance des beautés naturelles. Quoi qu'il en soit, avec la Restauration la transformatioA est consommée. Dans la littérature qui règne alors, Milton est isolé, comme une étoile lointaine *. Il vit des inspirations et des souvenirs d'une ère close; il écrit pour un âge à venir. • L'Angleterre est fatiguée de l'exubérante production à laquelle sa poésie a fourni pendant plus d'un demi-siècle. L'exemple de la France était là pour montrer qu'une forme littéraire où l'imagination prévaut moins que la raison peut avoir aussi sa beauté. i)lus sévère et plus froide. Un grand écrivain parut à point pour donner satisfaction au goût nouveau ; et le génie de Dryden consacra, pour une période prolongée, l'hégémonie de l'esprit classique en Angleterre.
Dire quelles hautes et puissantes qualités Dryden manifeste dans son œuvre immonse, ce n'est pas notre tâche. Ce qu'il nous faut constater c'est que parmi ces qualités ne figure pas le don d'évocation du monde matériel. Le poète est trop voisin des grands peintres de la Renaissance pour qu'on ne retrouve jamais chez lui quelque reflet de leur foyer. Il s'élève parfois d'un coup d'aile au-dessus des misères scolastiques de ses sujets. Une image éclatante , une comparaison bien venue nous donnent alors comme un écho de la poésie des maîtres, et ouvrent quelques échappées sur la grande scène de la nature. Mais on sent trop qu'il y a là des souvenirs littéraires plutôt que des observations directes; ce n'est pas dans les champs ou les bois, c'est dans les vers des poètes que Dryden a connu le monde. Ces passages forment du reste de rares exceptions *. Discuter, prouver et surtout réfuter, telle est l^