llis soûl was like a star and dvvelt apart
{Word8UX}rth.)
2. .M. Taine en a relevé <iuelquos-uns, comme ces quatre vers charmant^ du Prologue & la seconde duchesse d'York \0n her Return from Scoiland] '
î de Dryden, Il y suffit d'éloquence, d'ironie, de pas- 1 n'est pas besoin d'y réserver une place aux scènes du matériel. Et ce monde, en effet, il l'ignore le plus souu bien il lui arrive de le profaner. Le Léman et les ont pour lui une mare et une muraille *. La nature iitc de son œuvre parce qu'il ne la sent ni ne l'aime. . jolie pièce qu'il adresse à son cousin John Driden, il [1 sans agrément, l'éloge de la vie d'un gentilhomme nard ; mais de ces hautes jouissances que peuvent les spectacles de la nature, il n'est pas une fois quesy eùt-il pas d'autre raison que celle-là, Dryden est, par sensibilité à la beauté des choses, l'inlidèle disciple de espeare dont il a sans cesse le portrait devant les yeux, il implore la bénédiction avant d'écrire, il n'est pas Mit inférieur au maître; il est, quoi qu'il en dise, d'une ice ".
Pope.
ij Dryden, après son œuvre puissante, mais inégale et , tour à tour brillante d'une vive flamme, puis assomfulijjfineusc, il reste un progrès à faire à l'école clasn Angleterre. Il lui faut acquérir le don de mesure et t; il lui faut assouplir et tremper plus finement le
!r tlie weeping heaveiis becomc serene » (v. 26 el suiv.). On eu ajouler quelques autres, pas beaucoup, sauf dans les Fables n and Arcite, Bk. I, v. 170; Bk. Il, v. SU; Bk. III, v. 123, elc), mais }l le vieux Chauccr et non pas Dryden qui nous charme.
• But satire wiil hâve room where'er 1 wrilc. »
(Ta Sir (iodfrtn/ Knellery v. Oi.)
<( Whal Ihough your native keunel still be small, Bounded betwixt a pnddie and a wall. »
ijhc llind and the Vanthcr, v. 204, 205.)
• Shakespeare, thy pift, I place before my sij,'ht; Wilh awe 1 ask his blessing ère 1 ^v^ite; With révérence look on his majcstic face;
Proud to be Icss, but of his godlike race. •
{To Sir Godfrey Kneller.)
solide métal dont était faite la langue de Dryden. Cette transfor mation qui, toutes proportions gardées, n*est pas sans analogie avec la progression par laquelle chez nous au style deCk)meille succéda celui de Racine, fut la tâche et fut l'œuvre de Pope.
On sait quelles merveilleuses aptitudes révélait dès renfance le futur héritier de Dryden, Il bégayait en vers, comme ill'a dit lui-même, et telle était sa complète possession de toutes les ressources de l'art, qu'avant l'âge d'homme il avait produit, avec r « Essai sur la Critique », un chef-d'œuvre dans un genre qui semble réservé au talent mûri par les années et nourri par Texpérience. Il ne lui a même manqué ni l'exacte perception, ni le talent de description des choses. Il faut à cet égard distinguer dans sa carrière littéraire trois périodes distinctes. L'énorme labeur qui correspond à ses traductions d'Homère remplit ici le même rôle qu'a joué dans la vie de Milton la période d'agitations politiques. Nous nous trou vons, après cet intervalle prolongé, en face d'un poète différent de celui que nous avions auparavant connu. Or, les œuvres de la première période font seules une place au sentiment de la nature. Les imitations de Chaucer, les « Pastorales », la <i Forêt de Windsor », etc., nous laissent comprendre que le poète aurait pu être un peintre du monde matériel. Gardons-nous, du reste, de rien exaj^érer. Un critique éminent exprimait dans une étude récente cette opinion que le premier Pope annonçait des qualités de rare et précieuse essence qui ont été plus tard et sans compensation faussées ou détruites '. Nous pensons au contraire que la vériUible puissance de Pope, le plein épanouissement de son génie se trouvent dans les épîtres, les satires (y compris la Dunciad) et les /issafjs de ses dernières années. Qucl(|iic jugement qu'on puisse porter sur le genre, le poètey règne sans rival. Il n aurait jamais ligure que dans un rang modeste parmi les poètes d'imagination, de passion, de lyrisme. Et de même aussi ses peintures du monde matériel, précieuses à noter dans les premières (cuvres, parce qu'elles ne se retrouvent plus dans les dernières, n'ont pas pour effet de l'égaler aux grands poètes de la nature.
1. « Le premier Popo est tout lyrique, d'une fantaisie ailée et hardie, d'une passion vive et charmante,.- il nous semble, apercevoir en lui un poète en puissance bien autrement grand que celui que nous connais' sons. » (Em. Montéout, Heures de lecture d'un critique, p. 85, 86.)
Dans bon nombre de ces poèmes de jeunesse, il voit surtout ! monde à travers les œuvres qu'il imite ou traduit. Les nages qu'il nous en donne sont un reflet indirect. Si dans «t le emple de la Renommée », dans a January et May d, dans <l la erame de Bath » nous retrouvons quelque chose de cette )yeuse ivresse que les splendeurs de la terre inspirent à haucer, nous sentons bien que nous le devons à la sève puisintc du vieux conteur, plutôt qu'à une sympathie de génie de )n traducteur *. Parmi les nombreux souvenirs de Virgile qui, isérés dans les a Pastorales », en font presque d'ingénieux întons, beaucoup sont descriptifs. Leur charme nous vient u poète latin, quand le traducteur ne les a pas gûtés par le lélange d'un faux goût qui n'a rien de virgilien. La pluie conde et joyeuse deviendra par exemple, grâce à une très ïgjîre modification verbale, les larmes silencieuses de Jupiter î joignant au deuil de la nature ^ Et quand nous rencontrons n vers de Spencer transporté de toutes pièces dans V « Été », se détache du reste par une franchise d'allure et une netteté image qui font ressortir le caractère artificiel de ces petits oèmes '.
Mais la part ainsi faite à l'imitation et même au goût maniéré un très jeune écrivain, il faut reconnaître dans quelques-uns aces vers descriptifs de Pope une fine précision qui n'a rien e banal. S'il y a des réminiscences, elles sont très heureuselent appropriées, fondues et confondues dans Tesprit et dans i langue du poète quand il nous parle de a brises printanières
i. Par exemple dans ce passage où la notation de quelques faits ualu- Is Sert à Chaucer, et à son traducteur, à exprimer plus de vraie passion le M. Montogut ne réussit à nous en montrer dans tout le poème * IK'ioîse et Abéiard > :
• Awake, my love, disclose tliy radiant eyes; Arise, my wife, my boauleous lady» rise! Hear how the doves with pensive notes complain, And in soft murmurs tell the troes their pain : The wiriter's past; the ciouds and tempcst fly; The sun adorns the tields, and brightcns ail tJie sky. »
[January and May^ v. 525, 530.)
2. «Jupiter et lîcto descondet plurimus imbri » (« Kglof;ue Vil •, v. 60) soient chez Pope : « And Jove consented in a silent shower. » (Summer,