‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 91 sur 272 · Voir plus haut, première partie, p · texte numérisé non relu

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2. « Thomson was educated in Scolland, where the new style, we believehad notyet bccome Tamiliar. • [The Edinhurgh Review, vol. 18, p. 182 [Jeffrey?])

SENTIMENT DE LA NATURE VEHS illo- 233

jondante réserve de poésie et de talent. C'est de cette de montagnes que viendra pour l'Angleterre, comme plus tard viendra des Alpes pour la France, le souffle t faire reverdir dans les lettres la passion et l'imagina- 1 naturel et la poésie de la nature. Le génie de cette ure naissante de TÉcosse ne prend pas immédiatement :nce de lui-même. Mais de toutes parts on voit dans les rcs qui se produisent, un caractère commun; c'est, le indépendance relative de la forme, un retour à Tobserdes choses et à la description. Nous le trouvons dans nts rustiques de Francis Sempill '; dans le recueil de anciennes et modernes de James Watson -qui donne sse rimmortel et pathétique Auld Lang Sijne; dans les s de William Hamillon ^ et les pastorales de Robert >rd *. Nous le suivons dans l'œuvre abondante et très J'AUan Ramsay, où se trouvent un don lyrique souvent une riche veine d'humour, une Une et gracieuse puisdc pinceau, une sincère sympathie avec la nature et es de la campagne, toutes ces qualités dont l'union a Genile Shepherd un des chefs-d'œuvre, sinon le chef- •e même, de la poésie pastorale. Nous le trouvons encore i pièce si délicate et si simple d'une grande dame, lady Baillie', dont Thomson était quelque peu parent; comme

Sempill, iairds of Rcnfrewshire, forinciil une dynastio de pointes il. Robert Sempill (lo^o-lOCO) eut Tinvcnteur d'une strophe qui a ide fortune. Elle a rourni ù Allan Ramsay, à Fergusson et h Burns une favori. — Le (ils, Francis (06. cu^ca 1683) est un des écrivains

le plus heureusement exprimé (Mugyie Laude»*, Fy, let us a* io al >, etc..) le charme de ces êuiolions simples et tendrus que Ton

propres à la calme vie des champs. Go lui a attribué la ballade de ng Lync, sous la forme où elle parut dans le Kecueil de Watson. hoice Collection of Comic and Serious Scots Poems^ bot h Aucient (iern, publié en 1700, 1709 et 1711. Oulre la plus ancienne verinue de Auld Lang Syne, le recueil contenait la ballade de //(ir- , si fort admirée par <iray, par Percy, par W. Scott. Lauleur en dy Wardlaw, qui mourut en 1727.

en 170i, collaborateur du Tea-Tahle Mncellany de Ramsay, il est de la ballade connue The Uracs of Yarrow.

!oro un collaborateur de Hamsay. Mourut en 1733, h Tàge de nq ans. Ses pièces, principalement T/te Bush oboon Traquair et \e, montrent l'inspiration et le juste sentiment de la poésie paslo-

r plus haut, première partie, p. 33. Sa jolie chanson : « Wore na t licht 1 wad dee - parut en 17*25 dans VOrpheus Caledonius et 'ée par Ramsay dans son Tea-Tabte ML^cellany,

2o-4 JAMES THOMSON.

dans celles do C(?s amis, lUccaltoun ', Armslrong ^ qui, avant lui ou en uunne temps que lui, ont entendu le même appel de la poésie, ont fait pour s'élever jusqu'au but indiqué le miMne effort vaillant, limité chez eux par un génie inférieur, knta salix quatitum pallenli cedit oticx ^.

Tel est donc le milieu dans lequel s'est formé le talent de Thomson, telles sont les influences ambiantes qui ont pu en orienter la direction. Ajoutons-y cet heureux accident qui lui fit choisir, contrairement à l'exemple de Ramsay et des autres, l'anglais, de préférence au dialecte écossais, et nous aurons déterminé tous les éléments qui concourent à expliquer sa grande fortune poétique, tous, à l'exception de ce quelque chose qui résiste aux analyses du creuset, et qui est le génie lui-même. Nous savons maintenant comment expliquer ce fait au premier abord surprenant : le succès immédiat d'une œuvre qui semble en opposition absolue avec les tendances, les habitudes d'esprit, le goût confirmé de la société qui U^ fait si bon accueil. Thomson est venu à point pour donner satisfaction à ce sentiment et à cet amour de la Nature qi^ii persistaient dans l'âme et dans le cœur de l'Angleterre, alors même qu'ils se trahissaient le moins dans les œuvres consBcrées et en quelque sorte officielles des littérateurs en renom- Et cependant on ne saurait trop insister, si l'on veut comprendre la valeur profondément originale de l'œuvre nouvel le» sur le violent contraste qu'elle oppose aux productions de la poésie anglaise contemporaine. L'école classique et Pope n'avaient voulu voir dans le monde que l'homme, et rhomnie abstrait, force intelligente bien plutôt que principe d'action ou que matière aux dramatiques orages des passions. Le poème de Thomson, au contraire, faisait simplement de Thomnie un des détails pittoresques du tableau. Les écrivains en vogue avaient exclu toute perception de la Nature de ce monde factice où ils s'étaient renfermés. Avec les « Saisons » un grand coup de vent vient ouvrir les fenêtres soigneusement fermées. Il fait entrer à Ilots, dans le salon élégant où devise la muse

1. Nous avons plus haut parlé de Riccaltouu (voir prem. partie, p. 17, i^^ et nous avons dit que sa description d'une scène d'hiver daos le Teviotdal^ avait (^veilli'î le j^énie <le Thomson au sentiment de son propre pouvoir.

2. II avait écrit son Wiittrr en même temps que Thomson élaborait 1*^ sien. (Voir prem. partie, p. 18, n. 2.)

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