And slill the gracions clouds Dropt fatness down
{Spring, 260, 261.)
*>. His jaws horrifie armed >Yith threefold fate.
{Summer, 1013.)
plein de mort * », — « Là-bas, dans ce nuage funeste, une obs- « curité rougeâtre, un arsenal de mort — fermentent *. »
Périphrase. — Les écrivains de l'école classique évitent, nous le disions plus haut, les audaces qui font violence à la langue. Ils poussent plus loin la timidité lorsqu'ils reculent devant l'emploi d'un terme qui, traduisant exactement l'idée, leur parait manquer de noblesse. La périphrase est la figure favorite de ces écrivains; la littérature du xvnr siècle l'a cultivée avec prédilection. 11 faut bien entendre que l'abus seul de cette forme d'expression est condamnable. Il y a un emploi de la périphrase que le goût le plus sévère reconnaît légitime, et dont tous les grands poètes fourniraient des exemples. Quand Hippolyte désigne Phèdre sous cette forme indirecte et compliquée :
La fille de Minos et de Pasiphaé ^.
Racine n'a pas eu seulement pour objet de réunir des mots harmonieux et sonores *. Le vers nous rappelle de quelle mère infâme est née Phèdre ; il exprime la haine et le mépris d'Hippolyte pour l'étrangère; il prépare et il annonce les révélations de la scène m.
Mais quand la périphrase n'a pas d effet analogue; quand, ne nous apprenant rien, ou rien d'important sur l'objet qu'elle désigne, elle vise uniquement à nous faire admirer chez l'auteur une habileté à trouver des équivalents; quand elle devient un futile jeu d'esprit pour l'écrivain qui s'efforce de dire ce qu'il doit dire par le moyen le plus détourné, et pour le lecteur dont la tâche est de deviner l'énigme proposée, alors en eflet la périphrase mérite la défaveur et le mépris qui l'ont frappée.
Il faut bien avouer que l'œuvre de Thomson renferme plusieurs exemples dignes d'être rangés dans cette catégorie. Ce