In thy full laDguage, speaking mighty tbiogs
Like a clear torrent cloee, or else diffused A broad majectic streaoi, and rolling on Through ail the winding harmony of sound. •
3. * .... As on a pure winter's eve, Graduai, tbe stars elTulge; fainter, at flrst, Tbey, straggling rise; but when the radiant host, In thick profusion poured, shioe out immense, Each easting vivid influence on each,
From pôle te rôle a glittering déluge plays, And worlds above rejoice, and men belo>^ . »
S3â JAMES THOMSON.
Ailleurs nous rencontrons une énumération des aspects de la nature que reproduisaient les peintres grecs; et l'on remarquera la précision rapide des traits qui évoquent à nos yeux cette série de tableaux :
« Là le nuage qu'illumine le soleil s'ouvre joyeusement; les a lointains fuyants et la montagne bleue se fondent avec Tair; « le précipice menace, effrayant; et tout blanc, le torrent a impétueux s'élance au pied du rocher; le soleil brille, trema blant au loin sur la mer; la tempête écume, immense; la « rafale irrésistible attriste le ciel, et du milieu des ténèbres « qu'il rend plus épaisses, l'éclair déchiqueté tombe sur le « chêne foudroyé * . »
Mais il est un passage bien plus important, car il vient combler une lacune dans la série des grands aspects du monde qu'a fixés la plume de Thomson. Nous avons remarqué dans les a Saisons » combien le poète, qui excelle à reproduire la grandeur et la mobile variété du ciel et de la mer, est sobre de descriptions de la montagne. L'Ecosse ne semble pas lui avoir révélé la sublimité de ces scènes. Peut-être n'avait-il connu que les collines des Lowlands; ou, s'il a vu les chaînes des Highlands, aux aspects si nobles malgré leur raédiocn* altitude, il n'en a pas ressenti, dans les années de sa jeunesse qu'il vivait auprès d'elles, le charme imposant et austère. 11 fallut ses voyages sur le continent, et la vue des Alpes pour lui révéler la beauté de ce monde des géants de la terre. L'esthétique de l'antiquité ne l'avait pas connue, nous l'avons dil ailleurs *, et les modernes n'en ont eu, avant le xvui* siècle, qu'une notion confuse et intermittente. Existe-t-il dans aucune littérature antérieurement à la publication de a La Liberté > une page où les divers aspects des paysages alpestres soient décrits comme dans les vers suivants? Le poète, ou La Liberté qui
1. • There gaily broke the sun-illumined cloud; The lessening prospect, and the mountain blue, Vanished in air; the précipice frowned, dire; White, down the rock, the rushing torrent dashed; The Sun shone, Irembling, o*er the distant main; The tempest foamed, immense : the driving storm Saddenned the skies, and, Trom the doabling gioom, On the scathed oak the ragged lightning feU. «