‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 237 sur 304 · Goldsmith cite un passage de Liberty · texte numérisé non relu

Goldsmith cite un passage de Liberty

« As at her IsthmJan games, a fading pomp

Round the proconsurs lent repeated rung »,

comme exemple des effets pathétiques auxquels peut atteindre la poésie. (Murray's Goldsmith, t. 111, p. 297.) Le biographe do Goldsmith, Mr. Forsler, pour établir roriginalité de

ont allégé le plan de toute l'affabulation compliquée de Thomson. Ils y ont apporté, Goldsmith une plus sobre et plus élégante simplicité de langage, Byron plus de variété, plus d'éloquence et plus de passion. Mais c'est le plan général de l'œuvre de notre poète que tous deux reproduisent, et dans les détails de l'exécution, dans la langue même qu'ils écrivent, on retrouve fréquemment le souvenir de ce poème que Johnson ne pouvait pas lire. Pour nous borner à un petit nombre d'exemples, le vers du « Voyageur » où Goldsmith caractérise la France :

Gay sprightly land of niirlli and social case,

reproduit sous une forme plus vive un vers de c La Liberté » :

The land where social plcasure loves to dwell K

Goldsmith a noté la hardiesse du paysan suisse qui dispute aux neiges et aux précipices la maigre terre de ses cultures :

Or drives his ventiirous phoughshare to Ihe steep,

mais Thomson avait fait la remarque avant lui :

And press Iheir culture on reliring snows ^.

Et tout le passage où le voyageur dépeint et juge le peuple suisse est manifestement imité du passage correspondant de c La Liberté' ».

Dans le long poème de Byron les rapprochements à faire sont nombreux. On connaît les vers où est décrit le bal de Bruxelles si tragiquement interrompu par le canon de Napoléon *. Ne semble-t-il pas qu'ils nous fassent entendre un écho de ces vers de Thomson :

And love and music inell their soûls away. '»

ooQceplion du plan du « Voyageur a, rappelle ccrlain passage de la correspondaDce de Thonisou où ce plan est Iracé, et prouve que Goldsmith n'a pu connaître cette lettre. Le biographe a seulement oublie que Thomson a lui-même réalisé son projet, dans un poème que Goldsmith a <u>nnu. Mr. Forsler est un de ces historiens de la littérature anglaise qui n'ont pas lu « La Liberté ». (Forstbr's Goldsmilh, Bk. lU. chap. x.)

1. V, 478. - 2. IV, 338. — 3. IV, 335-343. — 4. Childe-Harold's PUf/rimag€y III, xxi, xxn. — 5. Liberty y I, 192.

While sport alone their unambitious hcarls Possessed, thc suddeii truinpel sounding hoarse Bade silence o'er the bright assembly reign >?

Les morceaux célèbres où Byron passe en revue les chefsd'œuvre de la sculpture grecque sont un souvenir de passages analogues de c La Liberté ». Nous nous contenterons d'indiquer les ressemblances les plus frappantes :

The Gladialor

Supported on his shortened arm he leans, Prone, agonizing ; >^'ith incumbent fate, Heavy déclines his head ; yet dark beneath The suflering feature suUen vengeance lours, Shame, indignation, unaccomplished rage '.

The Queen of Love arose, as from the deep She sprung in ail the inelting pomp of charms.

Bashful she bends

So turned each limb, so swelled with softening art '

Thomson est frappé, dans le Laocoon, de ce triomphe de Tart qui enlève à l'image de la souffrance son horreur, et lui communique la dignité du beau.

Such passion hère,

Such agonies, such bitterness of pain,

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