She wepland blushM
YouQg, fresh and bloomîng like the morn. An e}c As wlien Ibe bliie sky trembles through a cloud Of purest while. »
2. Dans la traduclion en prose de Mellin de Sainct-Gelays, ces chœurs seuls sont en vers. Dans le dialogue môme la mesure est celle de Palexandrin (quelquefois sans rimes) :
• Il fait bon s'exempter de si cruelles mains Mais non poiiit par la mort; car la mort est le mal hlxtrémo et le dernier de tous les autres maux. •
(P. 174.) P^n dehors du dialogue le chœur s'exprime en vers de sept syllabes, el une seule fois dans une combinaison de vers qui forme une strophe gracieuse :
« Las! je me sens au cueur
Une î^i grande peur, Que je ne scay que taire ou que parler; Je me sens toute telle, Comme la colombellc, Qui sur son chef voit un aigle voler. »
(Première intermédie, p. 176.)
Mermet emploie aussi pour le langage du chœur, ou, comme il le dit, des - Dames ensemble •, le vers de sept syllabes. — Chez Montchreslioo. il n'y a pas d'autre mesure que l'alexandrin.
reste. Le chant nuptial qui figure dans ses œuvres diverses comme ayant été destiné à la tragédie de a Sophonisbe i> devait y être entendu à l'acte IV, au moment où le peuple se réjouit du mariage de Massinissa et de Sophonisbe. C'est ce chant qui devait apprendre à Lelius un mariage auquel il a peine à croire. Certes nous ne voulons pas exagérer l'importance du morceau. Il ne suffit pas à nous faire voir en Thomson un poète lyrique. Mais cette pièce à Vénus et cet éloge du dieu de l'amour sont à coup sûr mieux venus que la plupart des tirades ampoulées des protagonistes.
Au début de l'acte V, on peut noter aussi un court et brillant passage où se retrouve la maestria du grand poète descriptif. Massinissa joyeux voit toute la nature s'associer à son bonheur :
The breezy spring
Staads loosely floating on the mountain-lop. And deals her sweets around.
Cette comparaison des défauts et des beautés de la tragédie l>eut sans doute suffire à expliquer le peu de succès de Tœuvre. On sait cependant que l'échec en a été attribué à certain vers tourné en ridicule au moment de la représentation. Nous avons dit autre part avec quelle réserve il faut accepter ce menu fait de l'histoire littéraire. Mais nous ne pouvons terminer notre étude de la a Sophonisbe » sans rappeler le seul passage qui en soit resté célèbre :
Ohî^Sophonisba, Sophonisba, oh!
Nous n'entreprendrons pas de réhabiliter ce vers malheureux. Il n'est que juste cependant d'affirmer que les contemporains de Thomson ne le trouvèrent pas, « prima facie », ridicule comme il nous apparaît aujourd'hui. Pour le rendre grotesque, on le coupe en deux hémistiches symétriques. Il est clair que c'est une trahison que ne prévoyait pas le poète. Sa ponctuation indique un arrêt après la première et avant la dernière interjection. — Quant à ces interjections, elles sont monnaie courante dans la langue dramatique pendant une longue période. Thomson en use largement. Les « 0 Sophonisba! » ne sont pas à compter *. Parfois même un autre nom propre