‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 249 sur 304 · Voir, par ex., acte II, se. ii, et acte Uh se. m · texte numérisé non relu

Voir, par ex., acte II, se. ii, et acte Uh se. m

exprimé deux fois et flanqué des deux interjections : « Oh! Narva, Narva, oh *! i> reproduit exactement le mouvement de l'exclamation plus célèbre de Facte III. Mais n'oublions pas <{ue les exemples de formes semblables abondent dans le théâtre depuis la Restauration. Le vers de Thomson se trouve presque identiquement dans Lee :

M 0 Sophonisba, oh! » (Aclc I, se. ii.)

Et quel est le personnage tragique de toute cette période dont le nom ne figure point au moins une fois précédé ou suivi de l'inévitable « oh i> *?

Thomson et ses contemporains semblent du reste avoir trouvé dans cette seule syllabe des beautés que nous n'y voyons plus. Leurs acteurs sans doute savaient les y mettre. L'indication scénique la fait quelquefois émettre simultanément par plusieurs i)ersonnages. — Mandane et Meranon dans la dernière scène du Busiris de Young s'écrient à Tunisson :

« Oh ! oh ! »

C'est aussi par cette exclamation que se termine la plus célèbre des tragédies du xviiF siècle, le Calon d'Addison '. Voici le commentaire de Thomson lui-même sur cet éloquent monosyllabe et sur la façon dont il l'a entendu interpréter par l'acteur Booth : « In the last act in Cato... you would think he « expired with the Oh î that ends it * i.

Thomson est donc loin d'être le seul coupable, et ce n'est pas à lui mais aussi bien à toute la race des dramaturges depuis Dryden et Lee que s'adressait la parodie de Garey, faisant tenir tout un vers dans cette unique et éloquente syllabe :

i. Acte II, se. III. — Fielding relève ce vers en même temps queTautne. On a rapproché de ces passages de Thomson, une expression de Shakespeare lui-même : • 0 my molher! mother, i85. 0! » {CoriolanuSf V, m!)

2. On aurait pu supposer que l'un d'eux au moins devait échapper à la commune loi : VOroonoko de Soulberne. l\ n'en est rien.

• — Imoinda, oh! Ihy Oroonoko calls.

Imoinda [coming to lifé].

— My Oroonoko! oh! 1 can't believe • elc.

(Oroonoko, acte H, se. ui.)

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