The Incomparable Sopori fie Doc tor », p
3. • The Happy Man », p. 345. Dodington était le patron et, dit-oo, le collaborateur de Ralph. Voir p. 69, n. 2.
4. • i4 Uymn on Solitude •, p. 346. C'est l'exécution plus aehevée d'une pièce écrite quatre ans auparavant. Voir la lettre à Mallet du 10 juillet 1725.
Millan fit paraître, cette même année, un poème anonyme à la mémoire de Congreve que l'on a attribué à Thomson. Cette paternité n*e8t pas prouvée. On trouvera la question examinée dans une autre partie de cet ouvrage.
5. « Poor Stubbs kept me alive. He toi! s hère in two parishes for 40 1. a year; had I paper I would rail for a page more at it. • Le Révérend George Stubbs était un des familiers de Dodiuglon à Eastbury. Thomson fait encore mention de lui dans une lettre à Dodington, octobre 1731.
6. « It shall not be long thus, and soon vsrill I haug up my harp upon the willows. •
ACHÈVEMENT DES a SAISONS ». 79
c moment revenir, au milieu du tumulte et des sottises du ( monde, et qui ne manque jamais de faire naître en nous c rémotion la plus exquise, c'est là un Art du Bonheur dont c la Fortune ne saurait nous dépouiller ^ »
Il avait en vérité le droit de songer au repos, car en même temps qu'il assurait, en écrivant V «l Automne », la fm de sa grande œuvre, il se préparait à demander au théâtre une autre gloire et, si possible, des ressources plus prochaines et moins précaires. Il suivait en cela l'exemple d'un grand nombre de ses contemporains. Young, Hill, Mallet, Mitchell-Polyphème, pour ne parler que de ceux avec qui Thomson se trouve en relations directes et fréquentes, ont fait jouer des tragédies. Ce n'est pas que le génie dramatique fût alors abondamment répandu. Il n'est pas d'époque où le théâtre anglais se montre plus pauvre que durant cette longue période qui s'étend des drames d'Otway aux comédies de Sheridan. Mais au moins Tart dramatique offrait-il aux auteurs de sérieux avantages. Le profit qu'ils en tirent est, au xvni" siècle, notablement supérieur à ce qu'il était à la fm du xvip •. Il est et il restera longtemps encore plus élevé que celui des autres labeurs poétiques *. Pour ces derniers en effet les patrons ont cessé de
1. • To turn my eyes a softer way, I am really toiiched wilh a fair neigbbour of yours — you know who... Lay your hand upon a kindred heart, and despise me nol. I know not \vhat it is, but she dweUs upon my thoughl, in a mîngled seutiment which is the sweelest, Ihe most intimateiy pleasing the seul can receive, and which I could wish never to want towards some dear object or other. To hâve always some secret darling idea, u> which one eau still hâve recourse amidst the noise and nonsense of Ibe world, and which never Tails to touch us in the most exquisite maDoer, is an Art of Happiness that Fortune cannot deprive us of.... -
Il y a une curieuse ressemblance de fond et même de tour entre cette pensée et celle qu'exprime Mme de Staêl : « Le cœur a besoin de quelque idée merveilleuse qui le calme et le délivre des incertitudes et
des terreurs sans nombre, que Timagination fait naître (Cité par
A. SoREL, Mme de Staël^ p. 48.)
2. « Old Jacob Tonson purchased the copy right of Venice Preserved for 15 poonds. • (Davibs, Dramatic Miacellanies^ t. III, p. 150.) — Les libraires doQDent aux contemporains de Thomson environ lUO livres pour ce droit de publication. (Voir, au sujet du bénéfice des auteurs dramatiques, A. Beuame, le Public et les Hommes de lettres, p. 386.)
3. Tandis que Johnson recevait 100 livres de son éditeur pour le manuscrit à'Irene^ il vendait pour 15 livres son poème Upon the Vanily of Buman Wiehes. On sait quel prix modique GoldsmitU recevait de ses direrses productions; sa comédie She Stoops to Conquer lui valut au contraire de 300 à 400 livres.
payer généreusement, et le public ne donne pas encore de rémunération satisfaisante. Une gloire fructueuse comme celle de Pope est chose extraordinaire et toute exceptionnelle. Au théâtre, au contraire, outre la vente du droit de publication, les trois soirées réservées au bénéfice de l'auteur lui laissent presque toujours une somme fort raisonnable, et, si la pièce rencontre un franc succès, elle peut apporter la fortune au poète. On connaît le mot qui courait alors sur le célèbre Beggar's Opéra joué le 29 janvier 1828, avec un succès qui a rendit Gay riche et Rich gai ».
L'annonce de la tragédie de Sophonisha éveilla l'attention de tout le public lettré. Les répétitions en furent suivies par la société la plus élégante, et la pièce fut jouée au théâtre royal de Drury-Lane, le 28 février 1730, devant un auditoire si nombreux que beaucoup de <l gentlemen i» furent obligés de se placer dans la galerie supérieure *.
C'est une notion très généralement répandue que la première tragédie de Thomson échoua entièrement; c'est aussi une anecdote reproduite par la plupart des biographes que l'échec, préparé par la faiblesse de la pièce, fut déterminé par une parodie burlesque d'un vers malheureux.
Oh! Sophonisha, Sophonisba, oh!
aurait provoqué cette exclamation d'un loustic du parterre :
Oh ! Jemmy Thomson, Jemmy Thomson, oh !
L'examen attentif des faits nous oblige à faire d'expresses réserves sur le premier point, et à nier l'influence sur le sort de la tragédie du célèbre bon mot.
On peut considérer a Sophonisbe t> comme ayant obtenu un succès fort honnête. La tragédie eut dix représentations *. Les
- 1. Voir en particulier les biographie de Sbiels et de Bell. 2. La 3% la 6" et la 9* eurent lieu au bénéfice de l'auteur.
pièces malheureuses n'arrivaient pas à pareil total *; et quàf torze représentations, comme pour le Mustapha de Mallet, étaient un résultat tout à fait brillant. Le droit de publication fat acheté par Millar 137 livres 10 schellings *. Le prix ordi^ naire pour les tragédies qu'on jugeait valoir la peine d'être publiées était iOO livres'. L'éditeur n'eut pas à regretter l'affaire; il avait tiré, avant la fin de l'année, quatre éditions *, Voilà des faits qui suffiraient à indiquer autre chose qu'un piteux échec; il y en a d'autres encore qui sont moins connus. La correspondance de Rundle relate les applaudissements de l'auditoire, et le même témoignage nous est fourni par un ennemi de Thomson. Une brochure, dans laquelle une attaque violente est dirigée contre l'auteur et la pièce ', reconnaît le succès bruyant et persistant de la « Sophonisbe » : a Cette tragédie f a été recommandée au monde par une foule de Patrons.... Il f est vrai qu'elle parut plaire à certaines personnes; elle avait
< des partisans nombreux dans la salle : des Écossais aux mains
< harmonieuses et aux pieds joyeux attestaient que c'était là une t vraie fille du Génie •. » Et vers la fin de cette longue diatribe