Paris, December 87, N.-S
• M. de Voltaire*s Brutus has been acted hère seven or eight times with applaase, and still continues tobeacted.... Voltaire, in his préface, designs to b&ve a slroke at crtticism ; and Lord hâve mercy on the poor similes at Ibe end of the acts in onr English plays, for thèse seem to be very worthy objects of his French indignation.... »
2. Everard Falitner ou Faulkner avait connu Voltaire à Paris et celui-ci troQTa chez lui, à Wandsworth, près de Londres, Thospitalité la plus gracieuse pendant une grande partie de son séjour en Angleterre. — La fortune de cet ancien négociant fait l'admiration de Voltaire (voir lettre à M. Thiériot du l** sept. 1735). ■ Notre Falkener •, comme l'appelle Voltaire, fut nommé ambassadeur à Constanlinople, fut anobli, devint secrétaire du doc de Gumberland et Tun des Postmasters-General. Il épousa en 1747 une fîUe du général Churchill, et mourut à Bath le 16 novembre 1758.
3. En 1750, Lyttelton avait envoyé un exemplaire d'une édition nouvelle des œuvres de Thomson à Voltaire, et celui-ci dit en répondant : « I was acquainled -with the author whea l was in England ».
4. Probablement le t^ du mois, selon les ingénieuses conjectures de
Mr. J. Churton GoUins, dont le travail, très nourri et très intéressant, sur le séjour de Voltaire en Angleterre, nous a beaucoup servi.
9i . JAMES THOHSON.
il voulut s'assurer sans retard une amitié puissante dans le parti politique opposé. Il s'adressa à Bubb Dodington pour qui Horace Walpole Faîne, alors ambassadeur à Paris, lui avait donné une lettre de recommandation. Il profita plus d'une fois de la libérale hospttalité d'Eastbury. C'est là qu'il se lia avec Young d'une amitié durable- Il s'y trouvait en 1727 et y rencontra très probablement Thomson * qui, cette même année, dédiait 1' a Été i» à Dodington.
La maison de Pope, à Twickenham, près de Richmond, est encore une de celles où Voltaire et Thomson purent se trouver réunis. Dès le mois d'avril 1724, Pope exprimait son admiration pour la Henriade % et il semble qu'une correspondance se soit dès lors engagée entre les poètes *. Voltaire alla rendre visite à son illustre confrère dès qu'il fut en Angleterre, et plusieurs récits nous ont été transmis de l'entrevue de ces deux royautés littéraires. Il est vrai que, dans ce cas, comme pour plus d'un autre événement historique, les trois comptes rendus diffèrent totalement ^ Voltaire en tout cas resta un visiteur assez assidu de Pope *, et eut plus d'une occasion de voir chez celui-ci l'auteur des « Saisons i».
Chez lord Ghesterfield, dont il trouvait l'ordinaire trop cher,
1. C'est aussi la supposition à laquelle s'arrête Tauteur d'un Tolninineux ouvrage sur le séjour de Voltaire en Angleterre, Voltaire's Visii io England^ 1726-1729, by ârchibald Ballamttne, London, 1893.