‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 97 sur 304 · a But, full of fire and greedy hardiment · texte numérisé non relu

a But, full of fire and greedy hardiment

The youthfull knighl would not for ought be staide; But forth unto the darksome hole he weot, ÀDd looked in. His glistering armor made A liltle glooming lij^ht, much like a shade; By which he saw the ugly monsler plaine. »

{The Faerie Queene, Bk. I, canto I, str. xir.)

Leigh Hunt {Imagination and Pancy) a remarqué la prédilection du poète pour ces efTels savants de lumière. On pourrait citer encore cette caverne de Mammon qui n'est éclairée que par les vagues reflets de Tor qui en forme les murs, le sol et la voûte :

« Both roofe, and floore, and walls, were ail of gold, But overgrowne with dust and old decay. And hid in darkenes, that none could behold The hew thereof ; for vew of cherefuU day Did never in that house it selfe display. But a faint shadow of uncerlein light : Such as a lamp, whose life does fade away, Or as the MoonCi cloathed with clowdy night, Does show to him that walkes in feare and sad aQright. » {Tke Faerie Queene, Bk. H, canto VII, str. xxix.)

Au premier de ces exemples on peut opposer cet autre effet d'une armure réfléchissant l'éclat du plein soleil :

« One in bright armes embatteiled full strong That, as the Sunny beamcs do glauace and gUde Upon the trembiing wave, so shincd bright, And round about him threw forth sparkling fire, Ttïat seemd him to enflamc on every side. ■

{The Faerie Queene, Bk. II, canto V, str. n.)

de vérité que revêtent les invraisemblables créatures de la « Reine des Fées », Or cette vérité-là peut suffire. Réunissez les architectures les plus artificielles, les groupements d'arbres, de collines et de nappes d'eau les plus factices, les anachronismes les plus criants de costumes et de personnages, le riche enveloppement de la lumière atténuera tous les disparates et, sur une toile de Claude, donnera à des scènes imaginaires un cachet de sincérité et de vraisemblance. C'est au même titre que Spenser peut être considéré comme un grand paysagiste. Par un autre point encore cet enfent de Londres, ce poète de cour, touche à la nature. S'il ne nous a pas donné la peinture fidèle des grandes scènes du monde visible, des grands personnages de la réalité extérieure, jamais poète n'a fait plus large place à toutes ces choses gracieuses, douces et souriantes qui charment également les dieux païens et les villageois, et qui peuvent être mêlées, sans qu'il soit besoin de les modifier, aux rêveries les plus idéales. C'est à tout le poème de la « Reine des Fées » que nous pouvons appliquer ce qu'il dit lui-même du « Bosquet de Bonheur * » : « Les oiseaux et les « voix, les instruments, les murmures du vent et de l'eau, tout « y forme harmonie ». Avec quelle profusion aussi les fleurs y croissent! Non pas la fleur symbolique du moyen âge, mais celles qu'il a vues en effet dans les campagnes d'Angleterre, et sur les bords de la Mulla. Elles parsèment ces clairières inondées de lumière, où se déroulent ses nobles visions; elles ne sont pas moins nombreuses sur l'épais tapis des forêts; elles tombent en pluie et se mêlent aux cheveux des jeunes lilles qui fuient sous la ramée'; elles parfument l'eau où se baigne Chrysogone ^ ; Yénus les répand à pleines mains sur la fontaine où Adonis rafraîchit ses membres fatigués*; et, quand Toccasion s'en offre, le poète réunit en une gerbe brillante mille fleurs qu'il se plaît à décrire ou à nommer l'une après

1. • For ail that pleasing is to living eare Was Ul^o consorted in one barmonee;

Bîrds, voices, instruments, windes, waters, ail agrée :

• The joyous birdes, shrouded in chearefull shade Their notes anlo the voice altempred sweet. » (The Faerie Queene, Bk. II, çaiilo XII, str. lxx, lxxi.)

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