LU
JANE. ( Elle Ht.)
M Veus pleurez, amis, vous pleurez, quaqd mon
[Ame.
U Semblable au pur encens que la prêtresse en-
[flamme.
•I Affranchie à jamais du vil poids de son corps. Va s’envoler aux dieux dans de plus saints trans-
[ports. »
ASCUEH.
Quel accent!
JANB.
il est vrai; jamais celte prière Ne fit monter des pleurs aux bords de ma paupière l'omme à présent.
ni'ILPORT.
Pourquoi?
JANE
Je t’ignore, Guilford ; D’aujourd'hui seulement je comprends celte mort ! Je ne sais quel instinct vers sa splendeur m'attire, Je sens naître en mon sein les forces du martyre- D'aujourd'hui seulement j'aperçois la clarté Que Jette ce trépas sur notre éternité.
r^*duisci...
EUv lui donne le livre.
ASCHBU. (i/ Ht.)
jt De la mort qui peut sonder l'abîme?
» Les dieux ont misleurdoigtsur sa lèvre sublime.
M Mais cet heureux trépas, du faible redouté,
» N’est qu’un enfantement à l’immortalité, n La vie est le comba.i, la mort est la victoire!
» Et la terre est pour nous l'autel expiatoire w Où l’homme, de scs sens sur le seuil dépouillé.
• Doit jeter dans les feux son vêtement souillé!*).»
Le plus grand des secrets de la toute>puisiance. Seigneur, est à nos yeux la mort de l’innocence!
GOILPORT.
Maître, vous l'atiristei, des pleurs mouillent se>
>eux.
JANE
L'Ame’iriste un moment, rêve plus près des deux.
ASCHBM.
L'antiquité n’a point un trépas plus célèbre.
GUILFORT.
Votre leçon devient une oraison funèbre! *
Oh ! diies-nous plutôt vos vers pleins d’abandon Sur celte belle fleur qui portait votre nom.
JANE
Sur cetiç fleur brisée un malin par l’orage ?
Elle portait mon nom... Si c’était un présage?
ASCHBM.
Ma fille!...
JANE
Pardonnez.
GUILFORT.
Présage de malheur!
Oh! non. non; ses débris sont là, là, surmoncœur.
Pauvre fleur! tes belles compagnes,
Tes compagnes, fleurs comme toi.
Du miel de leurs parfums enivrent nos campagnes.
El pour prendre les tiens, fleur, tu n’as plus que
[ moi
Console-loi, fleur bien aimée.
Qui de mon nom étais nommée!
Seule, comme une reine, entre toutes mes fleurs; Sous ton beau diadème aux changeantes couleurs, Sous ton vêlement de rosée,
A ton premier réveil l'orage t’a brisée;
Console-toi pourtant, tu revis sous mes pleurs!
La fleur est morte; ob! peine amère!
Mats pour pleurer sa mort elle n'a pas de mère. Écloie de la terre et d'un rayon du jour.
Elle n'a pas d'é|H>ux pour la pleurer d'amour!
O pauvre fleur, fleur désolée.
Aux regards du printemps voilée.
Oh! console-lol de ton sort;
El pour échapper a l’orage.
Repose près de mon image,
Sur le cœur aimé de Guilforl.
AM:l>ein prend l’élégie et la place dans le livre de la Mort de Socrate. Il met le livre sur le piédestal d’une statue. ,
Cl M de Lamartine, Poère oe Socaatc.
(**| Cette elégie a été composée par Jane le*
auteurs n’ont fait que traduira liuéraiement.