‹ Jane Grey tragedie en cinq actes et en versChapitre 36 sur 38 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les M&mks, LORDSl'HREY.

I SURRET.

Vers les deux condamnés I S’avance sur mes pas la reine d’Angleterre;

I Sa venue en ces lieux est pour tous un mystère. ^ Elle veut, mylady, vous parler seule.

‘ GUILFORT.

A toi ?

JA.NB.

i O Guilfort !

. SURRET.

' La voici : vous, mylord, suivez-moi.

GUILFORT.

Oui : ton salut s’apprête, Aux vengeances des lois U sufUi de ma léie.

S'ils viennent, lu consens à fuir; oui, cct effort... JANE.

Je consens a mourir une heure après Guilfort

GUILFORT-

Ah ! ne te soustrais point à l’espoir qu’on te

[donne,

Cherche à sauver les jours pour que Dieu me par>

[donne.

Cherche à sauver tes jours pour éier de mou sein Le regret décorant d'éire ion assassin.

Quelle main dévoua la victime... moi-méme !

Qui vins à tes genoux le tendre un diademe ?

Moi, toujours moi... l'époux disposantde ton sort, Marquant por me.<> baisers chaque pas vers la mort. Te traînant de l'autel au palais adultère,

De notre lit d’hynieti au trdne d'Angleterre.

Sous tes pas innocents j’«i dressé l échafaud.... S'ils viennent, tu fuiras, lady Jane, il le faut.

Je le veux, je le veux...

JA.NE

Mais celte faible femme ?

Que t‘a>t*elle donc fait pour lui déchirer l'àme ?... Pour lui dire: Fuyez: vos puderez mon deuil; Vous traînerez vos jours de cercueil en cercueil. Orpheline, proscrite cl veuve et sans asile,

Même de son tombeau votre époux vous exile; Lulieul i l'échaftud p«ut mvater à Mo grdj

Page 1