‹ Japon, Indo-ChineChapitre 12 sur 101 · JA · texte numérisé non relu

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que le contenu. Nous ne terminerons pas ce petit compte rendu des distractions que procurent aux Hollandais leurs nombreux visiteurs , sans emprunter à Doeff les détails qu'il donne sur un certain marchand japonais qui par sa fortune, sa libéralité et la grandeur de ses manières, semble pouvoir marcher de pair avec ces fameux marchands des Mille et une nuits qui s'entendaient si merveilleusement à gagner des millions et les dépensaient avec une générosité si exceptionnelle! Cest un marchand de soieries dont il s'agit. Il se nommait itchiaoya, et avait des magasins dans toutes les grandes villes de l'empire. Vous achetiez quelque chose de lui à Yédo et l'emportiez à Nagasaki, par exemple; une lois arrivé la , si , par un motif quelconque, vous n'étiez passatisfait de votre marché, vous étiez libre de renvoyer à son comptoir l'article acheté à Yédo qui cessait de vous convenir, et, pourvu qu'il ne fût pas endommagé, on vous en remboursait intégralement la valeur!

Vous aviez eu le choix cependant dans cinq ou six grandes caisses envoyées à V hôtel. Les richesses de cet homme devaient être immenses, comme on va enjuger. En effet, lors du grand incendie

au» réduisit en cendres, pendant le séjour e Doeff à Yédo. des milliers déniaisons,

L compris la résidence de la mission llandaise, Jtchigoya perdit non-seulement sa propre maison avec tout ce qu'elle contenait, mais encore un magasin contenant plus d'un million de litres pesant de fil de soie, perte sans compensation dans un pays où on ne sait ce que c'est que de faire assurer des marchandises : et cependant il envoya quarante ûv ses domestiques au secours des Hollandais, et deux jours après l'incendie il commençait à reconstruire son établissement et payait les charpentiers qu'il employait à raison de vingt francs par jour ! Voici, au reste, en quels termes Doeff rend compte de cette immense catastrophe, qui fut pour lui et ses compatriotes l'occasion de voir d'autres quartiers de la capitale que ceux qu'il leur est ordinairement permis de traverser.

« Le 22 avril 1S06, à dix heures du matin , on nous apprit qu'un incendie venait de se déclarer en ville, à la dis-

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