‹ Japon, Indo-ChineChapitre 21 sur 101 · L'UIS · texte numérisé non relu

L'UIS

jusqu'à un nombre quelconque d'années.

Elle se règle suivant le plaisir du mikado régnant, et d'après quelque événement remarquable ou accidentel qu'il juge digne d'une telle commémoration; il peut, par exemple, fixer le commencement d'un nouveau nengo à l'époque de la construction d'un temple, à celle d'un t remblement de terre, etc. , et il lui donne un nom indiquant son origine , soit simplement, soit, dans le style oriental , d'une manière métaphorique, allégorique et énigmatique. Ainsi , un mikado fit commencer un nouveau nengo à son abdication, et il le nomma le nengo genrohf; littéralement, « le nengo du bonheur de la nature et de l'art, »

voulant dire que lui-même , dans sa retraite , aurait le loisir de jouir de tous les deux. Le nouveau nengo dure jusqu'à ce que quelque événement particulier détermine le même mikado, ou bien son successeur immédiat ou plus éloigné, à le clore et à en commencer un autre.

L'autre simple mode de supputation consiste à compter par le règne ou dal de chaque mikado successif. Ce mode est celui qu'on emploie communément comme étant le plus direct. La seule difficulté à laquelle il semble sujet, savoir, l'interruption d'un règne au milieu d'une année, s'évite par cette précaution que l'année dans laquelle un mikado abdique ou cesse de régner, se compte tout entière pour celui qui Pa commencée , et que le dal de son successeur ne compte qu'à partir du premier jour de l'année suivante.

Les années du règne du sioaoun s'emploient aussi d i ns le calcul du temps , car les dates de tous les livres japonais vus par les éditeurs du Chine se fiepository étaient comptées d'après le nombre d'années que le siogoun avait siégé sur le trône.

I/e troisième comput, lecycle astronomique de six années , est bien différent , etc est quelque chose de très-compliqué, sa construction étant tirée du calcul des signes du zodiaque et des éléments. — Les premiers sont au nombre de douze au Japon, ainsi que partout, peut-être, où l'astronomie a été étudiée; ils ne diffèrent des nôtres que par leurs noms.

On les appelle collectivemont ziyuni no

shl , ou « les douze branches »; les voici dans leur ordre :

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