‹ Japon, Indo-ChineChapitre 38 sur 101 · IN · texte numérisé non relu

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Yunnan ( Chine ) , vers le 22e degré de latitude, et s'étend presque jusqu à la mer, près de la rivière de Tschantibon (1), qui parait former au sud la limite entre le Siam et Kambodje. — La cinquième et dernière chaîne, 1 une des plus considérables de l'Asie et qui rejoint probablement les hautes montagnes du Yunnan. forme, en s'inclinant vers l'est, la limite du Tona-King et de la Cochinchine du côté de l'occident.

L'Irawaddy (2) divise le territoire birman en deux parties inégales. La partie orientale s'étend sur un espace d'environ cent cinquante milles jusqu'à la Salouen, qui forme sa véritable limite du côté de Siam. — Une très-faible portion de cette contrée est cultivée ou habitée. — Les deux fleuves sont séparés

Cir une haute chaîne de montagnes. — 'Irawaddy est pour A va ce que le Gange est pour le Bengale, la grande route de la population et du commerce ; et l'ancienne capitale aussi bien que la moderne sont situées sur ses bords. — Le fleuve est navigable pour les bateaux du pays jusques a Quantong, sur la frontière du Yunnan ; et il offre conséquemment les plus grandes facilités pour établir des relations commerciales avec les possession* chinoises du côté du sud-ouest. — A l'ouest de l'Irawaddy , les Birmans , avant la conquête d'Arracan, possédaient, sur la rive droite du Khien- Douen , branche occidentale du fleuve , un territoire variant en largeur de dix à trente milles, s'étendant jusqu'au 24e degré de latitude, et borné par une chaîne de montagnes habitée par les Kains ou Kiayns, peuplade sauvage à peu près indépendante. — Plus loin, au nord, le pays est, dit-on, montagneux et désert : de sorte qu'à l'exception des plaines fertiles de Mantchiouban ou Montchabou, qui s'étendent entre le Kiayn-Douem et la branche orientale ou principale de l'Irawaddy, plaines qui sont considérées comme le grenier d'Ava, et qui occupent l'espace compris entre

(i) Le Tchantibon ( Ttcltan-ta-bon de Berghaus) est un pays montagneux, situé presque au fond du golfe de Siam, dont il forme la côte nord-est.

(i) Airawatià* Mra-Vata, nom de l'elephant du dieu Indra.

tflNE.

le 22* et le 24» degré de latitude , il ne paraît pas que les Birmans puissent tirer grand parti ^du vaste territoire qu'ils possèdent au nord de Prome ; ils n'exploitent utilement qu'une zone de quinze milles environ des deux côtés de la rivière. — Au-dessous de Prome, frontière du Pégou , le pays est, en général , plus plat et plus propre à la culture, et les bords du fleuve offrent un sol aussi riche qu'il soit possible de le désirer. — Celui des provinces septentrionales se compose d'une terre grasse et sablonneuse sur un lit de roches ferrugineuses : dans les provinces méridionales les terres argi lieuses et végétales dominent. — Au sud-est de Prome est situé l'ancien royaume de Tonghou, ou Taungou, qu'on dit fertile mais peu peuplé. — Au-delà de Tonghou, à l'est et au sud de ce dernier, le colonel Franklin place un autre ancien royaume, celui de Sittong (?) , qui paraît être le véritable centre du Pégou, le berceau de la nation Talain. — Tout le pays qui s'étend au sud et à l'ouest de Tonghou, jusqu'à la mer. y compris le delta de l'Irawaddy et les terres basses arrosées par la rivière de Martaban, en un mot le Pilou proprement dit, a reçu des Birmans le nom de Henzawaddu (1).

L'inondation périodique des vallées et des plaines dans le voisinage de la mer, par suite de la crue des rivières, est un phénomène commun à toutes ces contrées. Cependant ces crues périodiques ont lieu à des époques diverses qui indiquent que les sources de ces grands cours d'eau sont situées àdes distances sensiblement inégales de leurs embouchures. L'inondation du Mei- Nam ou rivière de Siam est la plus considérable et la plus régulière ; et on en a conclu que le Mei-Nam a sa source dans les montagnes les plus éloignées du Tibet central. Peut-être faut-il chercher la véritable cause de cette crue extraordinaire dans le grand nombre et l'importance des affluents

(i) Henta est le nom birman d'un oiseau connu dans l'Inde sous le nom d'oie ou canard brahmanique. Il paraît que l'élendard birman porle la figure de cet oiseau, qui joue ainsi le même rôle que l'aigle chez les Ro », et le coq cher nous.

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